Budget : des attaques programmées 07/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/P7-1_Retraites_amput%C3%9Aes_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-46%2C0%2C1010%2C542_crop_detail.jpg 2026-10-07

Leur société

Budget : des attaques programmées

Le 1er octobre, le gouvernement a présenté le projet de budget de l’État et celui de la Sécurité sociale pour 2027. Les deux sont orientés vers les mêmes cibles.

Illustration - des attaques programmées

Les retraités seront les premières victimes de ces budgets. Certains vont devenir imposables et d’autres, qui le sont déjà, vont voir leurs impôts augmenter. Selon ce projet, ceux dont les revenus, retraite complémentaire comprise, dépassent 1 260 euros par mois n’auront pas de revalorisation cette année, malgré l’augmentation des prix. Ce sera clairement jeter encore plus dans la pauvreté des travailleurs ayant trimé toute leur vie et qui se retrouveront avec une pension minable. Ce n’est pas une petite attaque puisque le gouvernement parle de récupérer ainsi 5,5 milliards à leurs dépens.

Cinq autres milliards sont pris sur la santé de l’ensemble des travailleurs, en activité ou retraités. Cela commence par un nouveau transfert du remboursement, assuré aujourd’hui par la Sécurité sociale, de dépenses de médicaments, de transports sanitaires et de frais hospitaliers vers les mutuelles qui augmenteront en conséquence leurs cotisations. Les indemnités journalières sont elles aussi dans le viseur au moyen d’une mesure crasse prise aux dépens de celles et ceux qui sont arrêtés en longue maladie, en accident du travail ou en maladie professionnelle. Les hôpitaux devront continuer à faire plus avec moins.

Lecornu propose la généralisation de ce qui est un vol dans les poches des classes populaires. Les allocations familiales seront gelées, tout comme les APL, pendant que se prépare la réduction de 600 millions d’euros de l’allocation de rentrée scolaire 2027. De même, le salaire de six millions de fonctionnaires, dont une grande partie sont payés quasiment au smic et parfois en dessous, va être gelé encore une fois cette année.

Pour justifier l’injustifiable, le gouvernement prétend qu’il va mettre aussi le patronat à contribution. Il est annoncé une restriction des exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs, ce qui rapporterait à l’État 3,7 milliards d’euros mais, comme le souligne la CGT, il en restera 75 à récupérer dans les caisses patronales. Il est question aussi d’une taxe antiobésité qui serait prélevée sur les produits sucrés. Au cas où elle ne serait pas enterrée, comme ce fut le cas d’un projet semblable il y a deux ans, elle sera répercutée sur les consommateurs, a averti l’association des patrons des industries alimentaires.

Le budget proposé par Lecornu est un budget de guerre… contre les classes populaires.

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