Budget  : une guerre à la population22/04/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/04/P3-1_Sant%C3%A9_OK_LUPO.jpg.420x236_q85_box-0%2C12%2C888%2C512_crop_detail.jpg2026-04-22

Leur société

Budget  : une guerre à la population

Alors que l’année est loin d’être finie, le gouvernement Lecornu prévoit déjà des « mesures supplémentaires de freinage de la dépense », c’est-à-dire de nouvelles coupes budgétaires dans les services utiles à la population.

Illustration - une guerre à la population

Réuni mardi 21 avril, le comité d’alerte des finances publiques a donné ses chiffres : 6 milliards d’économies à faire en plus. David Amiel, ministre des Comptes publics, justifiait déjà devant le Sénat ce nouveau tour de vis dans le budget par « les surcoûts liés à l’engagement de nos forces » dans la guerre au Moyen-Orient, cette guerre à laquelle Macron prétend que la France ne participe pas !

Les banques ont profité de la guerre en Iran pour augmenter les taux d’intérêt auxquels les États, dont la France, sont obligés d’emprunter. En 2025, la France avait versé 65 milliards d’euros en intérêts.

Aujourd’hui, le gouvernement évoque un surcoût de 3,6 milliards d’euros en 2026 en raison du racket en hausse des banquiers, sans oublier les milliards supplémentaires prévus pour l’armement.

Sans surprise, David Amiel a prévenu que chaque dépense supplémentaire pour les entreprises ou la guerre serait compensée par « une annulation d’une dépense qui était prévue, à l’euro près » dans le budget 2026.

Il ne s’agit évidemment pas de s’en prendre aux centaines de milliards d’aides publiques versées chaque année au patronat. Au contraire, Lecornu a déjà annoncé par exemple que l’enveloppe de 70 millions pour le patronat de la pêche ou du transport et celle de 76 millions pour les entreprises recourant au chômage partiel allaient encore s’alourdir dans les prochaines semaines.

Par contre, le gouvernement parle déjà de saigner la Sécurité sociale à hauteur de 2 milliards supplémentaires pour compenser ces coûts dans le budget de l’État. En fait, le seul budget dont on sait déjà qu’il sera épargné par ces coupes est celui des armées, qui a obtenu une rallonge de 36 milliards sur quatre ans la semaine dernière, dont 8,5 milliards pour les munitions en remplacement de celles qui ont été utilisées dans la guerre au Moyen-Orient depuis un mois et demi.

C’est ce qui s’appelle un budget de guerre… contre tous les services utiles à la population, et au service du patronat.

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