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Leur société
CAC 40 : record de dividendes
Entre avril et juin 2026, les entreprises françaises cotées au CAC 40 ont arrosé leurs actionnaires de 61 milliards d’euros sous forme de dividendes.

L’année 2026 fait d’ores et déjà figure de nouvelle année record pour l’ensemble des capitalistes de la planète, avec une augmentation générale de 7,3 % des dividendes versés, selon le rapport du gestionnaire d’actifs Janus Henderson Investors. Les multinationales françaises se distinguent par leur prodigalité en arrivant deuxièmes, bien que loin derrière les États-Unis (177,2 milliards). En France, le groupe Bolloré remporte la palme du CAC 40 en versant 4,2 milliards d’euros pour à ses actionnaires. Il est suivi par le groupe pharmaceutique Sanofi dont le dividende, 4 milliards, est en hausse de 5,1 %
Le secteur bancaire, qui augmente les taux d’intérêt auxquels il consent à prêter de l’argent, se distingue par une constante augmentation de ses dividendes et de ses rachats d’actions. Dans cette dernière manœuvre, une entreprise rachète ses propres titres pour les supprimer, faisant mécaniquement monter le cours des actions restantes et enrichissant d’autant ses plus gros actionnaires.
Ce mécanisme n’a pas de frontières. Ainsi, les actionnaires d’Intesa Sanpaolo, le premier groupe bancaire d’Italie, récupéreront 95 % des bénéfices réalisés par la banque en 2026 !
La tendance des groupes capitalistes à verser une partie de plus en plus importante de leurs bénéfices à leurs actionnaires est générale. Derrière la France, l’Allemagne se distingue avec 51,3 milliards d’euros déjà versés en 2026 ; or l’année a encore quelques beaux mois à venir et Continental AG annonce, par exemple, un dividende exceptionnel d’ici fin 2026 : 2,5 milliards seront prélevés pour ses seuls actionnaires sur les 3,1 milliards qu’a rapportés la vente de sa branche ContiTech.
Malgré le contexte de crise, de guerres et d’incertitude généralisée, les actionnaires continuent ainsi à piller l’économie et toute la société. Ils soulignent, non seulement le caractère parasitaire de leur système, mais aussi la nécessité de les exproprier.