CGI – Bordeaux : mobilisation pour les salaires22/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3012-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg2026-04-22

Dans les entreprises

CGI – Bordeaux : mobilisation pour les salaires

Plusieurs dizaines de salariés de CGI Bordeaux, propriété de la famille milliardaire canadienne Godin, se sont rassemblés mercredi 22 et jeudi 23 avril pour discuter des salaires.

Société de prestation informatique, CGI exploite plus de 90 000 salariés dans le monde et un peu plus de 1 000 à Bordeaux. Ceux-ci travaillent pour de grands comptes comme la Société générale, la BNP, Generali, EDF ou encore LVMH.

Année après année, les résultats de CGI ont permis à la famille Godin, de devenir la 7e fortune du Canada. Elle y est parvenue en pressurant toujours plus ses salariés et en rachetant des sociétés concurrentes. Dernièrement, CGI a acquis Apside, qui employait plus de 2 000 salariés sur toute la France. Une fois chez CGI, ceux-ci ont été mis sous pression, incités à signer des avenants au contrat de travail pouvant entraîner la perte de plusieurs centaines d’euros par an, ou à accepter des missions sur des sites éloignés de chez eux…

Des centaines de ces salariés auraient déjà craqué et quitté l’entreprise. La pression qu’ils rencontrent est celle que subissent tous les salariés de CGI, qui voient leur rémunération baisser tous les ans. Une prime « maison » avait déjà disparu il y a quelques années pour la grande majorité des salariés. Là, c’est la prime de participation qui a fondu de près de 700 euros en moyenne. Comme les augmentations sont proches de zéro, autant dire que le pouvoir d’achat a encore baissé. Et cela, c’était en début d’année, avant la guerre en Iran, le blocage du détroit d’Ormuz et l’explosion des prix du carburant.

Aujourd’hui, avec des paies souvent comprises entre 1 700 et 2 000 euros, bon nombre de salariés se retrouvent régulièrement à découvert. Les discussions se multiplient : entre ceux qui pensent qu’il faudrait faire plus de télétravail, d’autres qu’il faudrait augmenter les tickets-restaurant, et aussi beaucoup qui voudraient que les salaires augmentent. Les salariés en ont de plus en plus assez de se serrer la ceinture alors que l’entreprise engrange des centaines de millions de bénéfices tous les ans !

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