Chômage et fermetures d’usines : à la hausse !11/02/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/02/P3-1_Licenciements_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg

Leur société

Chômage et fermetures d’usines : à la hausse !

Après les chiffres du ministère du Travail, ceux de l’Insee, confirment la tendance à la hausse du nombre de chômeurs.

Illustration - à la hausse !

D’après l’Insee, le taux de chômage a atteint 7,9 % au quatrième trimestre 2025 en France (hors Mayotte), en hausse de 0,4 % par rapport au début de l’année 2025.

Mettant en avant cette hausse relativement limitée – mais hausse tout de même –, le ministre de l’Économie a osé se féliciter d’avoir « remporté le combat contre le chômage à long terme » et d’être « sur un taux d’emploi qu’on n’a jamais eu ».

Derrière ce chiffre global, le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans augmente nettement, pour atteindre 21,5 %.

L’Insee explique cette forte hausse par la mauvaise conjoncture du marché du travail, car les jeunes sont souvent les premières victimes en cas de ralentissement.

Une autre étude, celle du cabinet Trendeo, qui se veut un observatoire de l’investissement et de l’emploi, vient étayer ce que l’on peut constater au fil des annonces concernant Michelin, Brandt, Teisseire, Novasco, etc. : avec 179 contre 116, le nombre de fermetures d’usines a dépassé celui des ouvertures en 2025. Depuis juin 2024, près de 5 000 emplois industriels sont perdus chaque trimestre et la tendance devrait se poursuivre en 2026. Si l’étude se félicite du fait que les investissements battent des records, avec 125 milliards d’euros annoncés pour 2025, elle constate que ces investissements sont davantage réalisés dans des centres de données, qui pourraient rapporter gros mais ne créent presque pas d’emplois.

L’industrie automobile a subi les pertes les plus lourdes, avec plus de 50 000 emplois détruits entre 2009 et 2025. Seules l’industrie aéronautique et la construction navale s’en sortent mieux, sans doute stimulées par les commandes d’armement de l’État, qui augmentent fortement dans la perspective de ce que les militaires nomment « guerre de haute intensité » pour ne pas parler de la Troisième Guerre mondiale.

Le chômage, l’exploitation dans les usines d’armement, voire le « sacrifice » dans une guerre pour des intérêts qui ne sont pas les leurs, voilà la perspective que le système capitaliste en crise offre aux jeunes !

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