Chômage fiscal et perte de salaire 07/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3036-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-10-07

Dans les entreprises

Chômage fiscal et perte de salaire

Stellantis a annoncé la mise à l’arrêt de quatre usines en France à partir de fin octobre.

Les sites de Sochaux et Rennes s’arrêteraient pendant une semaine et ceux de Poissy et Mulhouse deux semaines.

Cela concerne 8 400 embauchés et 1 900 intérimaires, soit plus de 20 % des effectifs de Stellantis en France.

À écouter la direction de Stellantis, il manquerait certains types de batteries, du fait de son fournisseur ACC qui n’en livrerait pas suffisamment dans un contexte d’augmentation de la demande de voitures électriques. Mais comme quasiment à chaque fin d’année, il s’agit en réalité pour Stellantis de vider les stocks de voitures, afin de diminuer l’impôt sur les sociétés. Dans les usines, les travailleurs appellent cela le « chômage fiscal ».

Quoi qu’il en soit, le chômage va entraîner une grosse perte de salaire, l’indemnité chômage correspondant à 70 % du salaire brut, c’est-à-dire environ 80% du net, majoritairement financé par l’État. Pour les intérimaires, c’est encore bien pire. La plupart d’entre eux ne toucheront rien pendant les semaines d’arrêt. À l’usine de Poissy, des intérimaires ont même vu leur contrat arrêté une semaine plus tôt que prévu. Comment peut-on vivre avec un demi- salaire ?

Le chômage, c’est la décision du patron, c’est donc son problème. Les factures, elles, ne chôment pas. Il n’y a aucune raison de perdre de l’argent sur la paye.

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