Climat : “ Moins d’actionnaires, plus de Canadair ! ” 30/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3035-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-30

Dans le monde

Climat : “ Moins d’actionnaires, plus de Canadair ! ”

Samedi 26 septembre, les manifestations « pour le climat, pour le vivant, pour la paix, pour la justice sociale » ont été très nombreuses.

De Paris à Amiens en passant par Lyon ou Brive-la-Gaillarde, 260 rassemblements ont réuni quelque 120 000 personnes.

Entre les classiques « La planète, vous la voulez bleue ou bien cuite ? » et autres « On est plus chauds que le climat », de nombreux manifestants dénonçaient la responsabilité du capitalisme dans le réchauffement climatique. Depuis plus de 35 ans, les rapports du groupement d’experts sur l’évolution du climat, le GIEC, alertent des risques que le réchauffement fait peser sur la planète et l’humanité.

Ces risques étaient même connus depuis les années 1970 et avaient donné lieu à une mobilisation intense… des géants du pétrole, Exxon en tête, pour organiser et financer une campagne de désinformation. À l’image des trusts du tabac, les compagnies pétrolières avaient « leurs experts », scientifiques rétribués, pour affirmer que tout allait bien et que l’économie pouvait continuer à carburer au pétrole.

Les mensonges des capitalistes pollueurs ne datent pas du dernier incendie et sont couverts par des dirigeants qui, lorsqu’ils ne mettent pas carrément en doute la réalité du phénomène, font mine de le redécouvrir après chaque catastrophe.

Ainsi, en 2022, quelques mois après que les flammes eurent ravagé la Gironde, Macron osait cette question : « Qui aurait pu prédire la crise climatique aux effets spectaculaires ? ». Quatre ans plus tard, face à des incendies encore plus dévastateurs, son gouvernement affirmait faire le maximum.

Rien n’était prévu non plus pour faire face aux conséquences des canicules à répétition, à la dégradation des conditions de vie dans les quartiers populaires qu’elles ont entraînée et aux 7 300 victimes qu’elles ont provoquées. Comme le dénonce le Mouvement du 26 septembre qui appelait à la mobilisation, le gouvernement a préféré rogner sur le Fonds vert, utilisé par les communes pour la transition écologique, par exemple pour isoler des écoles, végétaliser des cours de récréation, etc. Déjà dérisoire, son budget de 2,5 milliards d’euros a été ramené à 837 millions, tandis que celui des armées augmentait de 6,7 milliards pour une seule année.

L’été a montré que même pour arracher des moyens élémentaires – camions de pompier et canadairs, pièces rafraîchies dans les écoles ou volets aux fenêtres des HLM – il faudra se battre.

Pour faire vraiment tomber la fièvre du climat, c’est à une autre échelle qu’il faudra poser le problème, en contestant l’ordre social et économique qui la fait grimper.

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