Congé formation : dans le viseur du ministère 26/08/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/08/une_3030-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-08-26

Leur société

Congé formation : dans le viseur du ministère

Pour réaliser 350 millions d’euros d’économies, soit environ le quart du budget consacré aux congés professionnels de formation, le ministère du Travail envisage de restreindre l’accès à ce dispositif.

Créé en 2014, le compte professionnel de formation (CPF) permet à chaque salarié d’acquérir chaque année des droits à la formation. Depuis l’ouverture de la plateforme Mon compte formation en 2019, plus de six millions de personnes l’ont utilisée pour des formations en bureautique, en langues étrangères ou pour faire des bilans de compétences. Entre 2020 et 2024, près de 1,4 million de dossiers ont permis de financer tout ou partie d’un permis de conduire.

Avec plus de deux milliards d’euros de financement certaines années et un coût moyen voisin de 1 600 euros par dossier, le CPF est aussi un marché très lucratif. Des margoulins en ont profité pour vendre des formations bidon, pratiquer un démarchage agressif ou détourner des fonds. Mais ces abus pourraient être combattus en contrôlant davantage les organismes plutôt qu’en plaçant tous les salariés sous tutelle.

Aujourd’hui, un salarié peut choisir une formation figurant sur la plateforme lorsqu’elle se déroule hors de son temps de travail. Demain, si le projet est adopté, chaque achat devrait être validé par un conseiller chargé de vérifier qu’il correspond aux besoins du marché du travail. Un magasinier voulant apprendre l’espagnol, une caissière souhaitant devenir photographe ou un ouvrier désirant s’initier à l’informatique pourraient être orientés vers une formation jugée plus immédiatement utile à leur employeur.

Il s’agit bien de faire des économies contre les salariés, tout en favorisant ce qui arrange les patrons.

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