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Domo — Saint-Fons : licencieurs et voleurs

Après un plan de 155 suppressions de postes au cours de l’année 2025, les usines chimiques Domo Belle-Étoile de Saint-Fons, près de Lyon et de Valence, ont été mises en redressement judiciaire début janvier.
Quelques offres de reprise ont été faites fin février, mais même si elles se concrétisaient, aucune ne prévoit le maintien des 540 emplois restant sur les deux sites. Des offres, comme celle faite par BASF, ont déjà été retirées.
Les travailleurs ont enrichi les actionnaires de Rhodia, puis Solvay, et, enfin, Domo. Depuis 2019, le milliardaire belge Jan De Clerck a racheté les usines en endettant le groupe. Il a encaissé les bénéfices, avant de mettre les usines en faillite sans payer les dettes, ni même les indemnités dues aux travailleurs qu’il a licenciés ! La justice bourgeoise n’ira sûrement pas demander des comptes à ces riches familles. Il reviendra de le faire aux travailleurs de Domo, alliés aux milliers d’autres qui les entourent dans le couloir de la chimie.