Dunkerque : manifestation contre un crime raciste04/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3001-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Dunkerque : manifestation contre un crime raciste

Le 31 août 2024, Djamel Bendjaballah, éducateur apprécié auprès d’enfants en difficultés, était percuté à Cappelle-la-Grande, près de Dunkerque, par une voiture conduite par Jérôme Décofour. Ce n’était pas un tragique accident de la route, mais un meurtre raciste.

Immédiatement après le choc, selon des témoins, Décofour a écrasé à trois reprises Djamel, cela sous les yeux de sa fille de 10 ans.

Membre militant d’un groupe fasciste et raciste, les Brigades françaises patriotes, Décofour harcelait depuis des années Djamel, qui vivait avec son ex-compagne.

À plusieurs reprises, Décofour s’était répandu en provocations antimusulmanes et en injures racistes, et Djamel avait déposé plusieurs plaintes au commissariat de police qui, toutes, avaient été classées sans suite. Cela ne pouvait qu’encourager Décofour à aller plus loin.

La justice n’a retenu contre Décofour que l’inculpation d’homicide sans circonstance aggravante de crime passionnel. Et la juge d’instruction, à la suite de la procureure de Dunkerque, a refusé la constitution en partie civile des associations antiracistes qui soutiennent la famille de Djamel et demandent, comme celle-ci, la requalification du meurtre en crime raciste.

Une fois de plus, le samedi 31 janvier, de nombreux manifestants ont clamé cette exigence devant le palais de justice et dans les rues de Dunkerque. Pour la mémoire de Djamel, contre le racisme.

Partager