- Accueil
- Lutte ouvrière n°3038
- Erode – Verberie : patrons criminels
Dans les entreprises
Erode – Verberie : patrons criminels
L’entreprise Erode à Verberie dans l’Oise emploie une vingtaine de salariés et fabrique des pièces métalliques, notamment pour le secteur de la mode et du luxe.
Erode a été condamné, lundi 12 octobre, à 20 000 euros d’amende, dont 10 000 euros avec sursis, pour « blessures involontaires ».
En juin 2024, un travailleur avait eu la main écrasée dans une presse de 80 tonnes et a dû être amputé de trois doigts.
L’inspection du travail avait relevé de nombreux manquements à la sécurité dans l’enquête qui a suivi : absence de signalisation, d’équipements de sécurité, de formation, consignes transmises oralement. La machine, elle, n’avait pas de dispositif d’arrêt d’urgence. Sans surprise, la direction a contesté et affirmé que toutes les précautions avaient été prises, donc qu’elle n’y était pour rien.
L’entreprise doit donc débourser 10 000 euros. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas cher payé pour avoir mutilé un ouvrier. En plus, c’est une ouvrière en stage de reconversion professionnelle dans l’usine, qui travaillait sur la presse depuis seulement 15 jours, qui s’est trouvée accusée. La substitut du procureur qui avait seulement demandé une amende symbolique contre l’entreprise a requis contre elle six mois de prison avec sursis. Elle a finalement été condamnée à 2 000 euros d’amende avec sursis.
Quant au patron, il continue à faire tourner l’usine dans des conditions dangereuses.