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États-Unis : la campagne du Working Class Party
Le 3 novembre, lors des élections de mi-mandat, les 435 représentants du Congrès fédéral et 35 des 100 sénateurs seront renouvelés, tout comme deux tiers des gouverneurs des États et des milliers d’élus dans les 50 États, les comtés et les mairies.

Les électeurs sont également appelés à se prononcer dans un certain nombre de référendums organisés localement sur des questions diverses.
Au niveau fédéral, un des enjeux est de savoir si les républicains vont garder la majorité au Sénat et à la Chambre des représentants. Trump s’est rendu impopulaire avec la guerre menée contre l’Iran et la hausse des prix qui en découle, en particulier des carburants ; avec la bataille commerciale avec le Canada et le reste du monde, et avec ses obsessions puériles, comme cette construction d’une immense salle de bal à la Maison Blanche.
Républicains au pouvoir et Démocrates dans l’opposition sont cependant d’accord sur l’essentiel. Et, dans cette compétition électorale, où le principal affrontement oppose donc des gestionnaires des affaires de la bourgeoisie, une campagne détonne, celle du Working Class Party, le WCP ou Parti de la classe travailleuse. Depuis une décennie, il a présenté des candidats, d’abord dans le Michigan, puis dans l’Illinois, le Maryland et en Californie. À chaque fois, pour être en lice, il doit surmonter d’importantes difficultés institutionnelles, notamment la collecte de milliers, voire de dizaines de milliers de parrainages citoyens, obtenus au prix de la multiplication des activités devant les centres commerciaux, aux portes des entreprises ou sur les marchés.
Dans le Maryland, sur la côte Est, le WCP présente quatre candidats, dont une au poste de gouverneur. Dans l’Illinois, à Chicago, il en présente deux. Dans le Michigan, il présente vingt candidats, dont huit pour le Congrès fédéral, et douze autres pour des postes dans l’État. Un candidat indépendant se présente également sur le programme du WCP à Los Angeles, en Californie. Ce sont autant de candidats travailleurs : à Chicago, Jordan Villas est livreur pour FedEx ; dans le Maryland, Cathy White est ouvrière dans une usine de photos ; à Los Angeles, Juan Rey est mécanicien aux chemins de fer ; à Detroit, Andrea Kirby est employée dans un groupe d’assurance médicale, etc.
Ces candidats tiennent à affirmer qu’aucun des deux grands partis, les démocrates pas plus que les républicains, ne représente les travailleurs, qui doivent avoir leur propre parti. Ils disent que l’argent doit aller aux salaires, aux retraites, aux allocations pour les handicapés, à l’éducation et aux services utiles à la population, et non aux milliardaires de la Silicon Valley et d’ailleurs. Ils s’opposent à la guerre menée de façon directe ou indirecte en Iran, au Moyen-Orient, en Afrique ou en Ukraine ; ils fustigent la guerre commerciale avec le Canada. Ils dénoncent les attaques terribles contre les immigrés, qui prennent soin des patients dans les maisons de retraite ou travaillent sur les chantiers de construction, et sont pourchassés par la police fédérale ICE.
Il est peu probable que des candidats du WCP soient élus, et leur présence est très minoritaire à l’échelle de cet immense pays. Mais elle montre que, dans la citadelle même de l’impérialisme, des travailleurs, des militants, combattent le capitalisme et proposent une perspective de classe au monde du travail.
Nos lecteurs peuvent suivre leur campagne sur Internet https://www.workingclassfight.com/