Eurenco – Bergerac : débrayages pour les salaires04/02/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/02/P13-2_Eurenco_Bergerac_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C150%2C799%2C600_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Eurenco – Bergerac : débrayages pour les salaires

Illustration - débrayages pour les salaires

Mardi 3 février, environ 130 salariés d’Eurenco se sont rassemblés devant l’usine de Bergerac, qui compte pour le moment environ 600 travailleurs, dont 120 intérimaires. À l’appel de la CGT et FO, ils demandent 135 euros de plus par mois, pendant que le patron leur en offre 27 !

Sur ce site, fleuron de la production de poudre pour les canons César, les travailleurs à la production sont au smic. Seules les primes de nuit permettent de dépasser 2 000 euros. Encore faut-il tenir le coup du rythme en production, fait de deux jours de travail de 4 heures à 12 heures, puis de deux de 12 heures à 20 heures et enfin de deux autres de 20 heures à 4 heures. Les cadences ne cessent d’augmenter du fait de la demande. Comme le dit une ouvrière, « on est déjà en guerre et le patron a besoin de nous, alors il faut qu’il paye avant qu’on se retrouve réquisitionnés ».

Le matin du débrayage, un proche du directeur est arrivé dans un atelier en disant « Salut les grévistes ! » Testant les réactions, il a ajouté : « S’il y en a qui ne sont pas contents, ils ne sont pas obligés de rester et peuvent aller cueillir les pommes. » Cela a beaucoup choqué et, en plus du barbecue, une brochette de pommes s’est invitée sur les grilles de l’usine ! Après ce 2e débrayage en une semaine, l’idée revient souvent dans les discussions entre grévistes qu’« il ne faut pas lâcher ».

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