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Leur société
Formation professionnelle : la guerre va embaucher
Dans le budget 2026, l’État a décidé de réduire brutalement de 56 % les crédits consacrés à la formation des demandeurs d’emploi
Par exemple, en région Normandie, des appels d’offres pour organiser ces formations ont déjà été annulés faute de financement suffisant. En conséquence de ces décisions administratives, des milliers de places de formation disparaissent pour les chômeurs, alors même que beaucoup cherchent à acquérir une qualification ou à se reconvertir.
Cette situation menace aussi directement les salariés du secteur. Formateurs, personnel administratif, coordinateurs ou accompagnateurs voient leur activité remise en cause. Dans de nombreux organismes de formation, l’inquiétude grandit : des postes pourraient être supprimés et certaines structures contraintes de réduire fortement leur activité, voire de fermer.
Alors que patrons, ministres et responsables politiques répètent qu’il faudrait « former davantage » pour lutter contre le chômage, ils réduisent les moyens qui permettent précisément aux travailleurs privés d’emploi d’apprendre un métier. En revanche, quand il s’agit de préparer la guerre, non seulement l’argent ne manque pas, mais même les services publics de l’emploi sont mobilisés. À France Travail, une cellule chargée de recruter pour l’industrie de la Défense a été mise en place, sous la direction de la générale Dominique Vitte, illustrant les priorités du gouvernement. Ainsi, pendant que l’on retire aux chômeurs les moyens de se former, on leur montre la direction de l’économie de guerre.