Grandes manœuvres : la guerre qu’ils nous préparent11/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3002-c.jpg.445x577_q85_box-13%2C0%2C1284%2C1646_crop_detail.jpg

Dans le monde

Grandes manœuvres : la guerre qu’ils nous préparent

Des manœuvres militaires, baptisées Orion 26, ont commencé dimanche 8 février des côtes bretonnes à l’île de Ré.

Ces manœuvres impliquent 25 navires de guerre français, plus quelques autres des pays alliés, 12 500 militaires, des centaines d’avions, d’hélicoptères, de blindés, de drones et elles mobilisent une foule de planificateurs, de services techniques et autres. L’exercice, commencé sous le commandement de l’état-major français et intégrant des soldats venus de 24 autres pays, se poursuivra jusqu’à la fin du mois d’avril, sous la direction de l’OTAN, cette fois dans les plaines de Champagne.

Les militaires vont ainsi mimer, et donc préparer, une intervention au secours d’un pays allié attaqué par un adversaire fictif que tout le monde identifie comme étant la Russie. L’exercice comprend, et ce n’est pas le moins important, un volet de propagande. Il a commencé par une large campagne de presse glorifiant les armes occidentales et insistant sur le péril russe. En même temps on peut lire sur le site du ministère des armées que Orion Jeunesse contribue au « réarmement moral de la nation en faisant des citoyens, en particulier la Jeunesse, des acteurs de la cohésion et de la résilience en cas de crise majeure ». L’affirmation est suivie de la liste des activités de propagande dirigées vers la jeunesse.

En plus de la préparation morale et politique, complétant les grandes manœuvres, il y a évidemment l’équipement matériel. Le ministère des armées se vante d’avoir commandé pour 38 milliards d’euros d’armes en 2025, un « niveau historique ». Ce record sera battu en 2026, grâce aux constantes augmentations du budget militaire.

Bien entendu, ces flots d’euros atterrissent sur les comptes des actionnaires de quelques grandes sociétés, comme Dassault, Thales, Naval Group, Airbus, MBDA etc. Ce gonflement constant des crédits militaires, ces discours de plus en plus nationalistes et militaristes, ces exercices sur grande échelle, ces cocoricos médiatiques répétés à l’infini, montrent que la classe dirigeante veut préparer le pays à la guerre. Le fait que cette marche au conflit se répète dans tous les pays, à commencer par les grandes puissances et le militariste en chef américain, n’a pas de quoi rassurer, bien au contraire.

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