ID Logistics – Cestas : les actionnaires n’ont pas froid aux yeux 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Dans les entreprises

ID Logistics – Cestas : les actionnaires n’ont pas froid aux yeux

ID Logistics est une entreprise française dont le chiffre d’affaires pour l’année 2025 s’élève à 3,7 milliards d’euros. Son site de Cestas, en Gironde, constitue la plateforme frais de Carrefour pour tout le Sud-Ouest.

Dans ce frigo géant où la température ne dépasse pas 1 °C, les travailleurs sont pilotés toute la journée par un ordinateur au travers d’un casque audio ; la journée de 10 heures n’y a rien d’exceptionnel.

L’exploitation forcenée des salariés ne suffisant pas à la rapacité des actionnaires, ceux-ci sont prêts à prendre l’argent partout où ils le trouvent. Pour ne pas avoir à payer les salaires d’une partie de ses intérimaires, la direction puise dans les aides aux entreprises destinées à la formation.

Parmi elles, le contrat CIPI vise à former des demandeurs d’emploi de longue durée pour leur permettre d’acquérir les compétences nécessaires à une mission d’intérim de plusieurs mois pouvant aboutir à une embauche. Ces contrats, par le biais de l’agence d’intérim, sont proposés à des travailleurs qui ne restent que pour l’été et à qui l’on fait remplir de faux justificatifs. Une fois sur site il n’y a pas la moindre trace de formation ! Les intérimaires effectuent exactement les mêmes tâches que leurs collègues, au même rythme. Et pour valider un module de « montée en compétences », les salariés doivent prendre sur leur temps personnel afin de remplir des questionnaires.

Ainsi, pendant plusieurs semaines, ID Logistics ne débourse pas un seul centime pour les salaires de ces employés, à qui elle demande toutefois d’accélérer les cadences et de réaliser leur quota de colis. Si, de leur côté, les travailleurs en fausse formation touchent leur salaire, ils sont lésés des indemnités de fin de mission données aux autres intérimaires.

Si prompts à parler de « coût du travail » de leurs employés, les patrons sont prêts, dès qu’ils le peuvent, à ne même pas payer les salaires, alors qu’ils s’enrichissent déjà de ce travail. De véritables parasites !

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