Industries électriques et gazières : pas touche au tarif agent ! 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Dans les entreprises

Industries électriques et gazières : pas touche au tarif agent !

Mi-juillet, la Cour des comptes publiait un rapport dénonçant « l’avantage en nature énergie » (ANE), appelé couramment le tarif agent, qui représenterait un « coût démesuré ».

Ce tarif agent concerne les salariés et retraités des industries électriques et gazières, depuis leur nationalisation en 1946. Il touche aujourd’hui 300 000 personnes et leur permet de payer moins cher l’énergie qu’ils utilisent à leur domicile. Selon le rapport de la Cour des comptes, le tarif agent représente, en moyenne, un coût de 381 millions par an entre 2018 et 2024. Ce coût est-il démesuré ? En tout cas, il est bien moins élevé que la facture de l’EPR de Flamanville dont le prix initial était estimé à 3,3 milliards d’euros et qui a atteint plus de 23 milliards d’euros ! Bien moins élevé aussi que la facture du nouveau programme de six réacteurs EPR2 évaluée à 72,8 milliards d’euros.

En fait, le rapport de la Cour des comptes est un moyen pour le gouvernement et le patronat des IEG de s’en prendre aux salariés. La Cour des comptes recommande d’ailleurs en particulier à EDF de « limiter les revalorisations salariales annuelles » et de tenir compte « de la situation et des perspectives économiques et financières de l’entreprise ». Autrement dit, elle doit privilégier les profits par rapport aux salaires !

Consciente de l’émotion suscitée chez les salariés, l’intersyndicale CGT-CGC-CFDT-FO a appelé à une journée de grève mardi 15 septembre en la préparant par des assemblées générales. À la centrale nucléaire de Cattenom, en Moselle, par exemple, l’assemblée a réuni 150 personnes. La colère des travailleurs était perceptible contre cette attaque qui les présente comme des privilégiés.

Tous les salariés des IEG sont dans le viseur du patronat et du gouvernement, qui est le vrai patron d’EDF, dont l’État est l’actionnaire à 100 %. Par un bout ou par un autre, ils s’attaquent aux salaires, retraites et conditions de vie et de travail. Il faudra que la mobilisation dépasse une simple journée pour empêcher les mauvais coups.

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