Iran : la rage de l’impérialisme22/07/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/07/P6-1_Un_pont_d%C3%A9truit_par_les_bombardements_am%C3%A9ricains_entre_Roudan_et_Bandar_Abbas_dans_le_sud_de_lIran_le_18_juillet_2026_HD_C_Amir_Hossein_Khorgooei_AFP.jpg.420x236_q85_box-0%2C83%2C799%2C533_crop_detail.jpg2026-07-22

Dans le monde

Iran : la rage de l’impérialisme

Dans la nuit du 20 au 21 juillet, les États-Unis ont bombardé l’Iran pour le dixième jour consécutif. « À chaque fois que l’Iran tue un soldat américain, ils vont en payer le prix plusieurs fois », a écrit le président américain sur son réseau Truth Social après la mort de trois soldats américains.

Illustration - la rage de l’impérialisme

Les États-Unis continuent donc de bombarder le sud de l’Iran. Le 19 juillet, la centrale nucléaire de Karun, située dans le sud du pays, a été visée. Les bombardements touchent désormais également le centre et le nord-ouest du pays. Selon un bilan datant du 17 juillet, 50 civils iraniens auraient été tués et plus de 500 blessés depuis la reprise des combats, ce que les médias occidentaux ont à peine relevé.

Le détroit d’Ormuz, où transite près d’un cinquième du commerce mondial d’hydrocarbures, est de nouveau bloqué. Et, le 20 juillet, pour la première fois depuis juin, le baril de Brent a dépassé les 90 dollars.

Outre les conséquences économiques de la continuation de la guerre, il y a le risque que celle-ci s’étende. En effet, en réponse au blocus imposé par l’Arabie saoudite aux ports et aéroports yéménites, les Houthis ont menacé de couper l’accès aux ports saoudiens de la mer Rouge, ce qui poserait de gros problèmes au premier exportateur de pétrole brut au monde. L’Arabie saoudite contourne en effet le détroit d’Ormuz par le détroit de Bab El-Mandeb, cet autre goulet d’étranglement situé à l’extrémité sud de la péninsule Arabique, reliant la mer Rouge à l’océan Indien. La guerre déclenchée par l’Arabie saoudite en 2015 contre le Yémen, qui a fait des centaines de milliers de morts et plongé le pays dans une grave crise humanitaire, menace donc de reprendre.

Qu’espère Trump en écrasant l’Iran sous ce déluge de bombes ? Tenter malgré tout de faire plier ce régime qui tient tête aux États- Unis depuis 47 ans, bien que des mois de guerre israélo-américaine n’y soient pas parvenus, ou, au moins, masquer l’échec que constitue le fait d’avoir dû signer l’accord du 17 juin ? Une chose est sûre, les dirigeants de la première puissance impérialiste mondiale ne peuvent admettre que leur domination soit contestée ; et ce, même quand cette contestation vient d’un régime violemment antipopulaire et antiouvrier, qui ne cherche qu’à trouver sa place comme puissance régionale et à défendre les intérêts des Gardiens de la révolution et de la bourgeoisie iranienne. Et cette rage de l’impérialisme, la population iranienne, celle de tout le Moyen-Orient, et bien au-delà, est en train d’en payer le prix.

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