Nos lecteurs écrivent : Le premier condamné après le 17 octobre 28/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/Courrier_des_lecteurs_stylo_iD4SUlh.jpg.420x236_q85_box-6%2C0%2C982%2C548_crop_detail.jpg 2026-10-28

Les jeunes en lutte

Nos lecteurs écrivent : Le premier condamné après le 17 octobre

Illustration - Le premier condamné après le 17 octobre

Mardi 20 octobre, plus de 800 personnes étaient déférées devant le procureur de la République suite aux manifestations du 17 octobre. Quatre salles de comparution immédiate étaient exceptionnellement ouvertes en lieu et place des deux salles habituelles.

Pour être témoin de cette justice répressive, il faudra longuement patienter pour espérer entrer dans une des salles. En effet, le nombre de personnes souhaitant assister aux audiences est édifiant.

Les débats s’ouvrent, le premier prévenu arrive, 21 ans, le visage tuméfié, il est accusé de violences contre un policier le 17 octobre. Il aurait jeté des projectiles, le visage dissimulé et monté des barricades tout en criant « ACAB ». La présidente indique que, lors de son interpellation, il se serait débattu et aurait repoussé les policiers.

Le jeune homme nie les faits. Il raconte qu’il a été roué de coups, traîné par les cheveux avant d’être frappé à la tête, il a perdu conscience quelques secondes. Les CRS le frappaient au ventre en lui disant : « Crie ACAB maintenant ! » Ensuite, ils lui ont coincé les doigts dans les menottes en disant « Plus tu parles, plus on serre. »

La procureure requiert cinq mois de détention ferme avec mandat de dépôt, il sera condamné à douze mois avec sursis.

Cette peine aura des effets à long terme. Chaque condamnation plonge immédiatement le prévenu dans la précarité puisqu’il se verra refuser l’exercice de nombreux métiers.

Le collectif d’avocats Colère noire se mobilise en dénonçant « la répression historique de ces mouvements de jeunesse ».

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