Loi intégrale : intégralement non financée 28/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/P3-3_Loi_int%C3%A9grale_2026_03_08_Manif_femmes_09_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C61%2C800%2C511_crop_detail.jpg 2026-10-28

Leur société

Loi intégrale : intégralement non financée

Le 13 octobre, l’Assemblée nationale a voté à l’unanimité la loi dite « intégrale » pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles.

Illustration - intégralement non financée

Il faut dire que les scandales de ces dernières années, de l’affaire Pélicot à celle de Bétharram, ont mis en évidence à quel point ces violences et ces crimes étaient négligés par la police, la justice et l’État. Il ne suffit pas aux victimes d’avoir le courage de parler. Elles se heurtent aux nombreux préjugés charriés par cette société inégalitaire, mais aussi au manque de moyens matériels et humains : centres d’accueil, aides psychologiques… Rien n’est fait non plus pour prévenir et éviter la récidive des auteurs de ces actes.

La pression était donc forte pour adopter ce texte. Pour obtenir un consensus politique présenté comme une victoire politique par le camp macroniste, les députés Renaissance ont fait plusieurs concessions à la droite et à l’extrême droite. Ils ont ainsi exclu un article qui prévoyait de suspendre une obligation de quitter le territoire pour les femmes en situation irrégulière qui portent plainte pour violence. Non contentes de faire face aux agressions, elles pourront donc être expulsées. Le volet répressif de la loi a été également durci. Quant aux mesures de prévention dans le cadre des violences au travail, elles ne font qu’élargir celles déjà existantes, notamment l’obligation pour l’employeur d’ouvrir des enquêtes internes. Un congé de dix jours intégralement payé est néanmoins accordé aux femmes qui porteraient plainte, afin d’accomplir les démarches indispensables.

Quant au budget nécessaire à l’application de ces mesures, il est chiffré entre 4,5 et 5,5 milliards par an, et pour l’instant, il est inexistant.

Ce sont toutes ces réserves qui ont amené les députés LFI à s’abstenir lors du vote de la loi, ce qui a aussitôt permis au gouvernement de hurler au loup, et de prétendre que le parti de Mélenchon se moque des violences faites aux femmes.

Quelles que soient les péripéties parlementaires et juridiques, la mobilisation devra continuer pour imposer les moyens nécessaires. Le combat continue contre toutes les formes d’oppression des femmes.

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