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- Lutte ouvrière n°3035
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Leur société
LP Arthur-Rimbaud – La Courneuve : mobilisation et interventionpolicière
Au lycée professionnel Arthur-Rimbaud de La Courneuve, en Seine Saint-Denis, quelques élèves ont tenté de bloquer le lycée jeudi 24 septembre.
Étant trop peu nombreux, ils ont décidé de préparer calmement des pancartes avec leurs revendications, quand la police est venue les contrôler de façon agressive, et a interpellé l’un d’entre eux, relâché quelques heures plus tard. Toute la journée a été marquée par les discussions sur l’intervention de la police, qui a choqué lycéens et enseignants.
Le lendemain, les jeunes étaient beaucoup plus nombreux à se réunir avant 8 heures devant le lycée, rassemblant des poubelles pour bloquer l’entrée, sans empêcher ceux qui le voulaient d’aller en cours.
Les lycéens dénoncent les emplois du temps surchargés qui font que certaines journées de cours durent de 8 heures à 18 heures, avec plusieurs heures de trou dans l’emploi du temps. Le lycée est trop petit, et il n’y a souvent pas de salle disponible pour qu’un professeur déplace son cours, même s’il est libre en même temps que ses élèves. Les espaces permettant d’accueillir ceux qui n’ont pas cours sont trop étroits, et ne peuvent pas contenir tout le monde.
Il manque du personnel en restauration, et les élèves dénoncent des repas de mauvaise qualité, malgré les efforts du personnel. L’après- midi il fait beaucoup trop chaud dans les classes, et les élèves qui étaient déjà dans l’établissement l’année dernière savent qu’il y fait froid en hiver, et qu’il pleut dans certaines salles.
Alors que les élèves criaient des slogans, brandissaient des pancartes, certains ont mis le feu à une poubelle, et quelques mortiers d’artifice ont été lancés. Cela a été le prétexte à l’intervention de la police, qui a de nouveau interpellé plusieurs lycéens. Ceux-ci se sentent à juste titre maltraités par l’Éducation nationale, qui les place dans des conditions d’étude dégradées, mais aussi méprisés et traités comme des délinquants par la police, alors qu’ils ne font qu’exprimer leur révolte bien légitime.