Lycée Jacques Brel – La Courneuve : les lycéens mobilisés face à lajustice 21/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3038-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-10-21

Les jeunes en lutte

Lycée Jacques Brel – La Courneuve : les lycéens mobilisés face à lajustice

À La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, la dernière semaine avant les vacances scolaires a été marquée par l’arrestation brutale, à son domicile, d’une élève du lycée Jacques Brel faisant partie des plus impliqués dans la mobilisation lycéenne.

Plus de trois semaines après le début du mouvement, de nombreux jeunes du lycée continuent à se mobiliser, malgré les intimidations et les pressions. Plusieurs interpellations arbitraires ont eu lieu depuis le début, pour un simple soupçon de participation à un feu de poubelle ou sans aucun motif du tout, entraînant des gardes à vue jusqu’à 24 ou même 48 heures pour décourager les lycéens de participer au mouvement.

Un cap a été franchi mercredi dernier quand une élève a été interpellée à son domicile, plaquée et emmenée menottes aux poignets comme une criminelle après que huit policiers eurent retourné tout l’appartement, le tout devant la petite sœur de 10 ans et sans donner la moindre explication aux parents.

L’émotion a vite cédé la place à la colère, quand on voit comment, dans le moindre détail, la machine policière et judiciaire est faite pour écraser celles et ceux qui protestent : des parents sans nouvelles de leurs enfants pendant des jours et des nuits entières, des jeunes réveillés en pleine nuit pendant leur garde à vue pour essayer de leur casser le moral, traités « comme s’ils avaient essayé d’assassiner le président » comme le disait la mère de l’élève concernée. Déférée au tribunal vendredi avec un autre élève du lycée, elle en est sortie la tête haute et accueillie par ses proches, ses camarades et des enseignants.

Les heures passées à se rassembler devant le commissariat puis le tribunal ont aussi permis de susciter, y compris chez les parents, une forme de fierté vis-à-vis de ces lycéens capables de relever la tête et de combattre pour se faire respecter. Quant aux deux jeunes du lycée Jacques Brel qui sont sortis du tribunal vendredi, si l’objectif était de leur faire peur et de les démoraliser, on peut dire que c’est bien raté !

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