Lycée Utrillo – Stains : deux militantes sanctionnées 23/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3034-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-09-23

Leur société

Lycée Utrillo – Stains : deux militantes sanctionnées

Plus de 300 personnes se sont rassemblées jeudi 17 septembre devant le rectorat de Créteil pour soutenir deux enseignantes du lycée Utrillo à Stains, en Seine-Saint-Denis.

Sabrina Mahloufi et Julie Léonis, toutes deux militantes actives de la CGT éducation, sont menacées d’une mutation. C’est une sanction qui ne dit pas son nom puisque les deux professeures ne peuvent pas la contester. Ces enseignantes ont alerté leur hiérarchie sur des propos sexistes et racistes d’un de leurs collègues.

Le proviseur avait aussi été alerté à de nombreuses reprises, par les familles comme par les élèves, en vain. Mais quand une enquête administrative a été ouverte, elle s’est retournée contre les deux professeures qui avaient lancé l’alerte.

Le 28 août, toutes les deux ont reçu une lettre les convoquant au rectorat pour une « mutation dans l’intérêt du service ». Dès le 3 septembre, jour de la rentrée des élèves, 70 enseignants, CPE et surveillants ont décidé de faire grève pour soutenir leurs collègues. Et plus de 200 parents, enseignants, élèves les ont accueillies devant les grilles du lycée. Cette sanction déguisée révolte et une pétition a été lancée par d’anciens élèves dans la ville pour soutenir les deux enseignantes, très appréciées.

Les représentants du rectorat ont affirmé à la délégation syndicale reçue le 17 septembre que cette mesure n’avait rien à voir avec le signalement fait par les deux collègues. En fait, malgré les propos du ministre de l’Éducation, qui dit faire de la lutte contre les violences sexistes une priorité, le recteur se montre surtout soucieux de sanctionner deux militantes actives qui travaillent depuis des années dans ce lycée.

Une nouvelle grève et un nouveau rassemblement étaient prévus jeudi 23 septembre devant le rectorat au moment où les deux enseignantes devaient être reçues.

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