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- Lutte ouvrière n°3036
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Leur société
Lyon : 280 femmes et enfants menacés d’expulsion !
Depuis le 6 mars à Lyon, le collectif Solidarité entre femmes à la rue occupe un immeuble de 40 appartements laissés vides par la métropole, place de Milan, à proximité de la gare de la Part-Dieu, à Lyon.
Ce collectif est composé de femmes sans logement qui luttent pour leurs droits et une vie meilleure, pour elles et leur famille. Cette occupation leur permet d’échapper aux violences auxquelles la rue les expose.
L’immeuble héberge ainsi 280 personnes, des femmes avec ou sans papiers ou demandeuses d’asile, dont certaines sont malades, et leurs enfants dont certains sont scolarisés et d’autres ont moins de 3 ans. Cette occupation leur a permis de trouver un toit et du temps pour souffler.
La métropole de Lyon est responsable de l’hébergement des mères isolées et des enfants. Mais à peine quelques jours après l’élection à sa tête de la LR Véronique Sarcelli, alliée de Jean-Michel Aulas, elle a engagé des poursuites judiciaires, sous prétexte que le bâtiment est dangereux. Selon le collectif, c’est faux : il est en bon état, et toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des lieux ont été mises en place. La justice a emboîté le pas aux élus de la métropole en ordonnant l’évacuation sans délai du bâtiment occupé alors que le permis de le démolir n’a toujours pas été déposé.
Plusieurs mobilisations visant à obtenir la suspension de l’expulsion et des solutions de relogement pérennes ont été organisées, notamment en déployant des tentes sur la place Béraudier, devant la gare de la Part-Dieu, afin de montrer les conséquences dramatiques en cas d’application de la décision d’expulsion. Le collectif demande à la métropole de suspendre cette « décision inhumaine » dont « les conséquences seraient dramatiques alors que les nuits se font de plus en plus froides ».
Malgré la menace d’une expulsion imminente, la détermination des femmes ne faiblit pas. Ces familles ne doivent pas se retrouver une nouvelle fois à la rue à l’approche de l’hiver : un toit c’est un droit !