Marseille 21/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3038-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-10-21

Les jeunes en lutte

Marseille

Dès le matin du 17 octobre, des manifestants ont afflué vers le centre-ville. Avant même 14 heures, il devenait difficile de descendre la Canebière pour rejoindre le lieu de départ sur le Vieux-Port.

Là, l’air était déjà chargé des gaz lacrymogènes de la police, ce qui a scindé le rassemblement en plusieurs cortèges s’élançant sur les rives du Vieux-Port, et le plus important a fini par remonter la Canebière jusqu’aux Réformés, où les manifestants ont pu enfin respirer et discuter entre eux. Des milliers de manifestants ont été gazés et empêchés de manifester, tandis que les rues commerçantes voisines étaient pillées.

Les chiffres avancés par le préfet des Bouches-du-Rhône sont plus que mensongers : il a parlé de 30 000 pilleurs et 8 000 casseurs. Autrement dit, tous les manifestants seraient des casseurs ! Rappelons qu’au plus fort des manifestations lycéennes, le 6 octobre, la préfecture avait compté moins de 5 000 manifestants.

Quant aux 30 000 pilleurs, cela correspond à la population d’un arrondissement du centre-ville, donc d’après lui, tous les habitants de cet arrondissement se seraient livrés au pillage ? Un gros mensonge, qui révèle surtout son mépris des manifestants et de la population de cette ville pauvre, qui subit tous les jours les défaillances de l’État en matière de logement, de santé, ou encore d’éducation comme le scandent depuis un mois des milliers de jeunes !

Partager