Morts au travail : l’exploitation tue 21/10/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3038-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C0%2C1271%2C1649_crop_detail.jpg 2026-10-21

Dans les entreprises

Morts au travail : l’exploitation tue

L’Assurance maladie a publié le chiffre des morts au travail pour 2025. C’est à nouveau un triste record avec 1 331 décès, en comptant les accidents de trajet. 783 travailleurs sont morts à leur poste.

Les victimes de moins de 25 ans sont surreprésentées par rapport à leur taux d’emploi dans les entreprises. Les employeurs n’hésitant pas bien souvent à mettre les jeunes sur des postes dangereux alors qu’ils n’ont ni l’expérience de salariés plus anciens, ni la formation qui leur permettrait de se protéger. Encore ces chiffres ne prennent-ils pas en compte les salariés et exploitants du secteur agricole, ni les fonctionnaires.

Un collectif « familles stop à la mort au travail » de proches des victimes s’est réuni du vendredi 16 au dimanche 18 octobre pour dénoncer cette hécatombe, plus de deux morts au travail par jour. Ses membres l’ont créé en 2023 pour mettre fin à l’invisibilité de ces décès, car si les crimes crapuleux font la une de la presse, les accidents mortels du travail laissent bien indifférents les grands médias, ignorés ou relégués dans un coin obscur. Le collectif dénonce aussi le parcours du combattant que représentent pour les familles les démarches qui suivent le décès, les rapports difficiles avec la gendarmerie ou la police, l’impossibilité d’avoir des renseignements sur le dossier, les employeurs qui se défilent ou les interminables procédures d’assurance.

Cette augmentation du nombre des morts au travail est le résultat d’une exploitation sans cesse accrue des salariés. La classe ouvrière paye dans sa chair, au sens propre, la course aux profits. Tous ces morts, ainsi que le mépris exercé envers leurs proches, ont de quoi attiser la colère.

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