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Les jeunes en lutte
Les nervis de Nice
À Nice, samedi 24 octobre, une centaine de nervis d’extrême droite ont attaqué la manifestation en centre-ville.
Toute la semaine, un groupe de jeunes se présentant comme « des étudiants et des actifs engagés pour le bien commun » a prospecté auprès des commerçants pour créer une milice d’autodéfense des boutiques. Le logo figurant sur le tract est celui d’Aquila popularis, un groupe néo-nazi et sur leur groupe Telegram, ils annonçaient de tout autres intentions : « RDV samedi pour casser du bougnoule ».
Ils ont commencé l’après-midi par une marche avec une banderole « Touche pas à ma ville », en référence aux commerces vandalisés le 17. Le 24, aucune boutique n’ayant été touchée, les petits miliciens en herbe ont dû se passer de prétexte. À la fin de la manifestation, ils ont décidé de l’attaquer, sans réussir à avoir le dessus. Trois personnes ont dû être prises en charge par les pompiers, une a le nez cassé.
Parmi les agresseurs, onze ont été arrêtés par la police et le maire, Éric Ciotti, a condamné leurs exactions. Mais personne n’est dupe. En effet, ce cortège a pu défiler tranquillement sans encombre dans Libération, un des quartiers du centre, devant un très grand nombre de policiers municipaux. À plusieurs reprises d’ailleurs au cours de la journée, des vidéos ont pu filmer la connivence entre les policiers et ces apprentis fascistes, les uns souhaitant bon courage aux autres.