Oise : le service hospitalier à la dérive 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Dans les entreprises

Oise : le service hospitalier à la dérive

Les deux seuls hôpitaux du sud de l’Oise, Creil et Senlis, ont été fusionnés et près de la moitié des lits ont été fermés. Les Urgences de l’établissement de Senlis ont été fermées.

À l’hôpital de Creil dans l’Oise, la décision a été prise cet été de fermer définitivement le service de pneumologie, le seul du sud du département.

Il aura fallu la mobilisation de tous les médecins de ce service et de toute la médecine interne pour que la direction recule, tout en fermant encore des lits du service de pneumologie et de médecine interne.

Le passage aux Urgences de Creil nécessite aujourd’hui des attentes qui peuvent durer douze heures, avec des conséquences graves pour les malades. Il n’y a plus de lits dans les services pour accueillir les patients venant des Urgences et les malades y restent entassés pendant des jours.

De plus, l’hôpital de Creil doit faire face au remboursement d’une dette importante. Il y a quelques années, l’Agence régionale de santé (ARS) avait commandé pour des dizaines de millions d’euros la construction d’une très grande rotonde sur plusieurs étages pour, disait-elle, agrandir de façon importante les locaux de l’hôpital, « au profit des malades ». Mais le gros œuvre à peine terminé, l’ARS a décidé de stopper tout. L’hôpital a alors été obligé de payer les entreprises pour tous les travaux non finis, avec des locaux à tous vents restés vides. Et c’est cette dette que l’hôpital continue de payer encore aujourd’hui.

Comme si cela ne suffisait pas, l’ARS a décidé de fermer la grande maternité de Creil qui assurait la prise charge des prématurés d’une agglomération forte de près de 100 000 habitants, pour la transférer à Senlis, une ville plus petite située à 15 kilomètres de l’agglomération creilloise, et cela sans transport collectif.

Alors qu’une grande partie des médecins ont rejoint le privé, cet hôpital n’a pas de moyens d’urgence, ce qui met de fait en danger les femmes et les nouveau-nés.

Le ministère de la Santé, les gouvernements, toutes couleurs politiques confondues sont responsables de cette situation qui met en danger toute une partie de la population.

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