Pompiers – Nord : il faut embaucher !04/02/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/02/une_3001-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Pompiers – Nord : il faut embaucher !

Jeudi 29 janvier, des centaines de pompiers venus de tout le département du Nord ont enfoncé un barrage policier pour pénétrer dans leur propre centre départemental, à Lille.

Les manifestants exigeaient des embauches pour pouvoir porter secours efficacement à la population, combattre le feu, intervenir sur les accidents et effectuer toutes leurs missions indispensables. Ils remarquent que leur temps d’intervention moyen a augmenté d’une minute et demie, ce qui montre une dégradation.

Le président du conseil départemental, l’organisme qui finance le SDIS, service départemental d’incendie et de secours, a prétendu que les crédits alloués aux pompiers augmentaient régulièrement. Malgré tout, devant la colère et la détermination des manifestants, les autorités ont fini par promettre 30 postes supplémentaires en CDI et évoquer la création de 20 autres. Les pompiers, eux, estiment qu’il en faudrait 162. Le département a également cédé sur l’interdiction du port de la barbe, sous peine de licenciement, une mesure vexatoire et stupide qui révulse bien des pompiers.

Il y a, dans un département de plus de 2,6 millions d’habitants, comptant de nombreux sites industriels et de non moins nombreuses zones de logements dégradés, 2 700 agents du SDIS dont 2 200 pompiers. Ils sont aidés par 4 600 volontaires, sans lesquels pas grand-chose ne serait possible. La moyenne d’âge des pompiers professionnels dépasse 41 ans. Le département leur a alloué l’an passé 103,5 millions d’euros.

En 2018, la chambre régionale des comptes s’était penchée sur le SDIS Nord pour conclure qu’il fallait faire des économies. Le conseil départemental a visiblement suivi ce conseil, en réduisant le financement, en remplaçant tout juste les départs en retraite et donc en laissant se dégrader le service, au risque de la vie et de la santé de la population et des pompiers eux-mêmes.

Partager