Prisma Media : Bolloré licencie08/04/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/04/une_3010-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1262%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Prisma Media : Bolloré licencie

Le 30 mars, la direction du groupe de presse Prisma Media a annoncé qu’elle allait « redimensionner » ses effectifs.

En clair 261 postes, soit 40 % des effectifs, risquent d’être supprimés pour motif économique. Quatre-vingt-dix journalistes, l’informatique, la comptabilité : tous les services sont touchés.

Ce groupe est le numéro 1 de la presse magazine, et possède des titres comme Capital, Ça m’intéresse, Geo, Femme Actuelle, Voici, ainsi que des magazines de télévision. Il dépend de Louis Hachette groupe (LHG) que le milliardaire d’extrême droite Bolloré a racheté en 2021. Il a encore réalisé en 2025 un chiffre d’affaires de plus de 300 millions d’euros.

Prisma se porte bien mais pas assez au goût de son directeur, également patron de CNews, placé là par Bolloré pour rentabiliser l’entreprise qui en est à sa troisième vague de licenciements. La crise, la menace de généraliser l’emploi de l’IA pour gagner plus avec moins de monde, tout est prétexte à accélérer la pression sur les travailleurs du groupe. C’est la tactique de n’importe quelle entreprise. La presse n’y échappe pas.

La société des journalistes et les syndicats dénoncent cette coupe dans les effectifs, d’autant plus importante que les collaborateurs temporaires, comme les pigistes ne sont pas pris en compte. Ils dénoncent ce milliardaire « qui veut détruire leur vie et l’indépendance de leur presse pour satisfaire ses ambitions politiques et financières ».

L’indépendance de la presse est un leurre dans le système capitaliste, surtout dans une période de crise, et face à un patron défenseur acharné d’une politique réactionnaire, comme il le prouve chaque jour sur sa chaîne de télévision CNews. Mais c’est une raison de plus de se mobiliser contre ses attaques.

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