Prix : bien loin de la stabilité !04/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3005-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Prix : bien loin de la stabilité !

Presque chaque début de mois connaît, sous divers prétextes, une hausse du prix de marchandises ou de services indispensables pour la vie quotidienne. Le mois de mars ne fait pas exception, et la guerre qui se généralise au Moyen-Orient laisse prévoir une inflation sur les carburants et les produits importés.

Plusieurs mesures fixées par le gouvernement sont ainsi entrées en vigueur le 1er mars. Ainsi, les frais d’hospitalisation grimpent de 20 à 23 euros pour le forfait journalier ; le passage aux urgences étant lui aussi relevé à la même somme. Ces hausses seront de toute façon payées par les malades, soit parce qu’ils n’ont pas de complémentaire santé, soit parce que celle-ci en répercutera le montant sur ses tarifs.

À cela s’ajoute la perte de revenus, encore plus sensible pour les familles nombreuses, sur les allocations familiales, qui ne seront plus majorées lorsque l’enfant atteint 14 ans, mais seulement à partir de ses 18 ans. Le prix de la carte grise, fixé par les régions, augmente de 2,4 % en moyenne nationale, puisque certaines d’entre elles ont conservé le même tarif.

Enfin, sous prétexte de limiter les achats bon marché venant d’un pays hors de l’Union européenne, une taxe de 2 euros a été instaurée sur les colis, pour chaque produit qui se trouvera à l’intérieur.

Ces mesures s’ajoutent aux hausses de prix et aux ponctions sur les revenus des classes populaires. Si le prix au kilowattheure d’électricité avait baissé l’an dernier de 3 %, celui de l’abonnement avait, lui, subi une hausse de 12 %, frappant de ce fait beaucoup plus les petits consommateurs que les grands.

Dans le secteur alimentaire, les patrons de la grande distribution vantent une baisse éventuelle sur certains produits tels que le riz, les pâtes ou le sucre. Mais on ne se nourrit pas seulement de sucre ou de farineux ! Le prix de la viande de bœuf et même des sardines continue d’augmenter, la faute en serait à la dermatose nodulaire et au passage à la retraite de certains éleveurs, pour l’un, à la pénurie de sardines au Maroc, pour l’autre.

Mais la hausse des prix est fulgurante quand elle touche le café, le chocolat et les produits qui en contiennent, tournant autour de 5 euros pour l’achat d’un paquet de café ou d’une tablette de chocolat. Dans certains Monoprix, une étiquette antivol est même collée à l’envers de la tablette, qualifiant de ce fait le chocolat comme produit de luxe – et il est bien en train de le devenir pour qui a un petit salaire ou revenu !

Quant aux carburants, ils sont déjà repartis à la hausse, le gazole s’est élevé de 7 centimes en moyenne en France, celui du sans-plomb, de 9 centimes. D’autres répercussions ne sauraient tarder, dès que les réserves commenceront à s’épuiser.

Toutes ces hausses de prix frappent ou menacent d’abord les milieux populaires. Et cela alors que l’État continue d’engraisser les grandes entreprises, à commencer par celles liées plus précisément à la fabrication d’armements, et que les grands patrons persistent, dans les négociations salariales, à n’accorder que des miettes aux travailleurs dont l’activité les enrichit.

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