Prix : les profiteurs de guerre12/03/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/03/P16-1_Profiteurs_de_guerre_ok_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C40%2C800%2C490_crop_detail.jpg

Leur société

Prix : les profiteurs de guerre

Alors que les populations d’Iran et du Liban meurent sous les bombes, les compagnies pétrolières et les spéculateurs de tout poil se frottent les mains. Pour eux, la guerre rime avec profits.

Illustration - les profiteurs de guerre

Bien que les cuves soient encore pleines, le prix du baril de pétrole s’est envolé de 30 %. Pire, bien avant le déclenchement de la guerre en Iran, des fonds spéculatifs ont misé sur l’agression impérialiste des États-Unis et ont stocké du pétrole dans 200 navires tankers. Tablant sur la pénurie de brut causée par la guerre et le blocage du détroit d’Ormuz, ces fonds spéculent à la hausse.

Le kérosène, le carburant destiné aux avions, a connu une hausse record de 140 %. Les compagnies aériennes se sont empressées de répercuter cette hausse. Ce surcoût s’ajoutant au blocage des vols, les touristes et ressortissants français ou autres coincés à Dubaï ont pu voir les prix des billets d’avion pour le retour atteindre des sommets fantastiques.

Les vautours de toutes espèces s’ingénient à faire du profit grâce à cette guerre. En France, les gros distributeurs d’essence ne sont pas en reste. Le prix du super 95, l’essence la plus consommée, a augmenté en quelques jours de 10 centimes, le gazole de 26 centimes, soit 15 %. Rien ne justifie pourtant ces hausses, car l’essence vendue actuellement a été payée au prix d’avant la guerre. Mais qu’importe, le profit devant être garanti, le gouvernement se contente de froncer les sourcils. Et si certains politiciens, tels ceux du RN, feignent d’être choqués par cette spéculation aux dépens de la population, c’est tout au plus pour parler de baisser les taxes. Pour eux, pas question de s’en prendre aux compagnes pétrolières, notamment à TotalEnergies, qui non seulement profitent de la situation, mais ont accumulé des milliards sur le dos de la population.

Non seulement le minimum serait de bloquer les prix des carburants, mais c’est à Total qu’il faut présenter l’addition. Il est le premier à remplir ses caisses, qu’il paie ! Il en a les moyens, pas la population. Et ce ne serait que justice de confisquer tous les profits des grands distributeurs et pétroliers, et même qu’on exproprie ceux qui comme TotalEnergies font chaque année des milliards de profits et à qui la guerre promet une explosion des bénéfices.

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