Ramassage de volailles : des esclavagistes condamnés12/03/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/03/une_3006-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Dans les entreprises

Ramassage de volailles : des esclavagistes condamnés

De mars 2017 à septembre 2020, une quinzaine de travailleurs sans papiers originaires de Côte d’Ivoire et de l’île Maurice, ont été exploités dans le ramassage de volailles par le couple à la tête de l’entreprise Prestavic, aidé par un comparse.

Les travailleurs étaient logés dans des conditions indignes avec des excréments de rongeurs au sol, de l’humidité, un chauffage obsolète.

Le travail consiste à ramasser à terre, dans les vastes hangars où ils sont élevés, des milliers de poulets. Le travail se fait de nuit, lorsque les animaux sont censés dormir. On attrape les poulets par les pattes et on les jette dans des caisses, chargées sur des camions et direction l’abattoir.

La présidente de la cour d’appel a dénoncé des cadences infernales, des nuits de travail sans pause et sans repas, des heures non payées. Condamnés le 6 juillet 2023, ces exploiteurs sans scrupule avaient fait appel. Lors d’un second procès, le 14 janvier dernier, le gérant a été condamné à quatre ans de prison dont deux ferme, sa compagne à dix-huit mois dont six mois ferme, le logeur à vingt-quatre mois dont douze ferme. Ils effectueront leur peine à domicile sous bracelet électronique.

Cette condamnation n’est pas cher payée pour ces esclavagistes modernes, mais, au moins, elle lève un peu le voile sur les conditions dans ce secteur, qui n’ont pas changé depuis 2020.

Partager