Réseaux sociaux : miroir de la société22/07/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/07/une_3025-c.jpg.445x577_q85_box-16%2C0%2C1287%2C1649_crop_detail.jpg2026-07-22

Leur société

Réseaux sociaux : miroir de la société

Le Parlement a adopté, mardi 21 juillet, l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans. La mesure devrait être suivie de l’interdiction des téléphones portables dans les lycées à la rentrée de septembre.

Dans un discours en juin 2026, Macron avait affirmé qu’il s’agissait pour lui de protéger les jeunes de ces réseaux sociaux, évoquant la souffrance, la solitude et les complexes générés par les plateformes. Ces problèmes sont indiscutables, mais il faut tout de même tout le mépris d’un président et d’un gouvernement au service des plus riches pour prétendre se préoccuper de la santé des jeunes. Gouvernement après gouvernement, année après année, ils ont fermé les postes de psychologues scolaires, sans parler des infirmières, des médecins, qui pourraient repérer les addictions, avec qui enfants et adolescents pourraient échanger. Les budgets sociaux, qui permettent de faire fonctionner des maisons de quartier, de maintenir des clubs de sport à bas coût dans les quartiers, etc., bref, d’établir des liens sociaux qui n’ont rien de virtuel, sont en baisse constante. Quant à la violence à laquelle les jeunes sont exposés sur les réseaux sociaux, elle ne semble pas gêner le président lorsqu’il propose de les entraîner à la guerre à travers des stages avec l’armée et des formations.

La violence, le sexisme, le racisme, l’individualisme, le culte de la beauté ou de l’argent-roi… sont autant d’idées qui pourrissent les relations sociales des jeunes et des moins jeunes, qu’ils soient accros aux réseaux sociaux ou non. Car ces idées réactionnaires ne se retrouvent pas uniquement sur Snapchat ou TikTok : elles imprègnent toute la société capitaliste. Les plateformes obéissent, comme le reste de l’économie, à la loi du profit, et ne reculent devant rien, pas même devant le jeune âge de leurs utilisateurs, pour vendre leurs produits, placer leurs publicités, et rendre accro leur public.

L’interdiction des réseaux sociaux a en fait peu de chances d’être réellement suivie d’effets, car les jeunes ont déjà trouvé des moyens de contourner les barrières mises en place. En Australie, où la mesure est déjà appliquée depuis quelques mois, des parents ont dû remuer ciel et terre pour faire fermer le compte que leurs adolescents avaient réussi à ouvrir après l’interdiction.

Alors contre les violences de ce monde, les jeunes n’auront qu’une seule solution efficace : le changer !

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