Ruptures conventionnelles : indemnités en baisse ?28/01/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/01/une_3000-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg

Leur société

Ruptures conventionnelles : indemnités en baisse ?

Le gouvernement accuse les travailleurs ayant quitté leur emploi à la suite d’une rupture conventionnelle de ne pas s’activer assez pour retrouver du travail.

Syndicats et organisations patronales se réunissent donc à sa demande depuis le 7 janvier.

L’objectif est de modifier ce dispositif, prélude à une remise en cause plus large des droits de tous les chômeurs. Les ruptures conventionnelles permettent aux patrons de supprimer des emplois en évitant les procédures administratives. Le départ se fait d’un commun accord entre patron et salarié et permet à ce dernier de toucher les indemnités de chômage, contrairement à la règle en cas de démission. Cette égalité entre employeur et employé est cependant purement fictive, le patron ayant tout loisir de refuser le départ du salarié quand il n’y a pas intérêt, et pouvant donc le contraindre à rester contre son gré ou à démissionner.

Créé en 2008 sous prétexte de moderniser le marché du travail, le dispositif était conçu par le gouvernement de l’époque comme un procédé supplémentaire dans la boîte à outils des responsables du personnel pour se débarrasser en douceur de toutes celles et tous ceux qui ne leur convenaient plus. Il a eu un indéniable succès puisque de 284 000 en 2012 le nombre de telles ruptures est passé à 515 000 en 2024. Le ministre du Travail, Jean- Pierre Farandou, estime aujourd’hui que cela plombe les finances de l’assurance chômage. Il demande donc aux organisations patronales et aux syndicats de modifier les règles de l’indemnisation du chômage faisant suite à des ruptures conventionnelles, avec l’objectif d’économiser 400 millions d’euros. Il s’agirait notamment de réduire la durée maximale d’indemnisation.

Dans la guerre contre les travailleurs privés d’emploi, patronat et gouvernement voudraient faire un pas de plus.

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