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- Lutte ouvrière n°3038
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Dans les entreprises
Scania – Angers : les maîtres-chanteurs
Petrus Sundvall, le PDG de l’usine Scania d’Angers, en a gros sur le coeur .
De « trop nombreuses normes » retiendraient le groupe d’investir les 70 millions d’euros promis lors du sommet Choose France en juin, en vue d’accélérer la production de poids lourds électriques. Et de menacer de fermer le site ouvert en 1992, « si la trajectoire ne change pas ».
Pleurer la bouche pleine est typique des grands patrons, dans tous les pays. Et agiter comme un épouvantail de possibles licenciements, dans le but d’intimider les travailleurs et de leur faire courber la tête, est aussi une vieille ficelle.
Quand on y regarde de plus près, la seule crainte de Scania est que les aides versées par l’État aux grandes entreprises de transport pour l’acquisition de camions électriques – jusqu’à 100 000 euros par véhicule aujourd’hui – soient revues un peu à la baisse l’an prochain.
La petite phrase de menace n’est donc qu’une manière de rappeler au gouvernement Lecornu que « L’argent public, c’est tout pour le capital ! ». Mais le groupe est loin d’être sur la paille.
Les parasites capitalistes, non contents d’exploiter les salariés, avec en plus chez Scania-Angers la modulation haute et les samedis travaillés, ont pris la mauvaise habitude d’être en permanence sous perfusion d’argent public. C’est du vol pur et simple.