Schneider electric – Ppotiers : les emplois sacrifiés 30/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/10/une_3035-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-30

Dans les entreprises

Schneider electric – Ppotiers : les emplois sacrifiés

Le groupe Schneider Electric a annoncé la fermeture, pour mars 2028, de son usine proche de Poitiers, qui fabrique des tableaux et des contacteurs électriques.

Cent quarante-cinq travailleurs sont plongés dans l’incertitude du lendemain et ce ne sont pas les deux propositions de reclassement qui leur seront faites pour rejoindre d’autres sites du groupe (dont le plus proche, est à Angoulême, à 120 km) annoncées par les patrons, qui vont les rassurer.

La loi, mise en vigueur en 2003 par le gouvernement de droite, fait mine de répondre à la colère soulevée à l’époque par une vague de suppressions d’emplois et impose à de tels groupes l’obligation de proposer des reclassements dans d’autres sites. En réalité, elle ne les contraint à rien et les reclassements se concluent souvent par des licenciements secs car les familles ne peuvent déménager à l’autre bout du pays au gré des vicissitudes de la course au profit des actionnaires..

Avec une moyenne d’âge de 43 ans et une vie construite dans la Vienne, les travailleurs de l’usine de Poitiers sont poussés vers la sortie au prétexte de « renforcer (la) compétitivité » d’une multinationale qui est loin d’être sur la paille. Elle affiche pas moins de 2,5 milliards d’euros de bénéfices pour le seul premier semestre 2026, en hausse de 30 % par rapport à 2025, et dispose d’une trésorerie de 1,6 milliard, en forte hausse. Mais les actionnaires, jamais rassasiés, parmi lesquels les fonds d’investissement Blackrock et Sun Life, empocheront 2,411 milliards d’euros de dividendes pour les six premiers mois de 2026. C’est une fortune qui vient du vol de la richesse créée par les 160 000 travailleurs du groupe à travers le monde.

Grâce au soutien des politiciens de droite comme de gauche, les sites localisés en France sont gavés d’argent public au prétexte soit du développement de « l’industrie du futur » pour la numérisation, soit de la décarbonisation des usines, soit au titre du crédit impôt recherche, etc., sans omettre la baisse des impôts de production au motif de la relocalisation d’usines en France.

L’effectif du site poitevin est passé de 300 à 145 travailleurs en peu d’années, et ces derniers ne pourront compter que sur leur détermination pour défendre leur avenir.

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