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Dans les entreprises
SFR : première mobilisation
Selon les syndicats, un tiers des 8 000 travailleurs de SFR ont fait grève le 24 septembre, et se sont rassemblés au siège parisien ainsi qu’à ceux des directions régionales.
Ils ne veulent pas être les laissés pour compte du rachat de SFR par Bouygues, Free et Orange, les trois autres opérateurs des télécoms.
Pour l’avenir des travailleurs, y compris pour les 3 200 salariés de la filiale Altice Technical Services, qui n’est pas incluse dans l’opération, pour ceux qui travaillent dans la sous-traitance, rien n’est précisé dans l’accord signé le 6 juin dernier entre SFR et les trois repreneurs, ou du moins dans ce qui en a été rendu public. La seule certitude est que leur gagne-pain est menacé. Depuis, quelques informations ont filtré, selon lesquelles Bouygues Telecom devrait reprendre 2 385 salariés de SFR Business, Orange 235 et Free 53, pendant que d’autres basculeraient dans une nouvelle structure provisoire cogérée par les trois repreneurs sans garantie d’emploi quand celle-ci disparaîtra. L’incertitude pèse aussi sur les 2 000 travailleurs employés dans les boutiques SFR ; ceux des réseaux franchisés seraient carrément laissés pour compte.
Pourtant, les repreneurs n’ont pas eu de problème pour mettre sur la table plus de 20 milliards d’euros. De l’argent, ils en ont et les travailleurs, qui ont déjà fait la fortune d’un Patrick Drahi, ont bien raison de ne pas se laisser faire.