Société générale : les actionnaires se sucrent 30/09/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/09/P4-3bis_OK_Lupo.jpg.420x236_q85_box-0%2C36%2C800%2C486_crop_detail.jpg 2026-09-30

Leur société

Société générale : les actionnaires se sucrent

Devant une assemblée de financiers internationaux, le patron de la Société générale a présenté, le 21 septembre, son nouveau plan « Horizon 2029 ».

Illustration - les actionnaires se sucrent

Il se résume en une réduction accélérée des « coûts » pour garantir des hausses de dividendes aux actionnaires.

En 2025, la banque a réalisé 6 milliards d’euros de bénéfices, en hausse de 43 % sur 2024. Sur ces 6 milliards, elle a gratifié ses actionnaires de 2,7 milliards de dividendes, auxquels se sont ajoutés 2 autres milliards sous forme de rachats d’actions par l’entreprise, ce qui rapporte encore plus aux actionnaires.

Mais se partager près de 5 milliards d’euros sur un an ne pouvant suffire à des actionnaires avides, la banque s’est engagée à leur verser encore 13 milliards d’euros d’ici à 2029 sous forme de dividendes et autres rachats d’actions, et à leur distribuer 8 milliards d’euros supplémentaires si les objectifs de « poursuite de réduction des coûts » sont atteints.

Quelles seront ces réductions de coûts, le patron de la banque l’indique très clairement : il taillera dans les dépenses informatiques, les achats et les prestations externes et surtout il entend poursuivre les suppressions de postes. Entre 2022 et 2026, pas moins de 20 000 ont été supprimés, soit 17 % des effectifs du groupe. La direction ne chiffre pas les prochaines saignées prévues d’ici à 2029 mais parle pompeusement « d’attrition naturelle ». Elle espère qu’elles pourront se faire sans difficulté pour elle et ses actionnaires.

On ne voit pourtant pas ce qu’il pourrait y avoir là de naturel, ni pour les travailleurs qui seront privés de leur emploi, ni pour ceux qui paieront le non-remplacement des départs imposés par une augmentation de leur charge de travail et une pression accrue à la productivité. La suppression récente d’un jour de télétravail sur deux en est une preuve supplémentaire.

Ce n’est pas aux salariés de payer le prix de l’augmentation de la « création de valeur », dont seuls profitent leurs exploiteurs.

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