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- Lutte ouvrière n°3012
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Dans les entreprises
Stellantis – Vesoul : maintien de tous les emplois !
Il n’aura pas fallu attendre longtemps après les élections professionnelles pour que la direction de Stellantis à Vesoul, en Haute-Saône, annonce la suppression de l’assemblage moteurs du site.
Cela entraîne la suppression de 190 postes, dont 60 CDI et 130 intérimaires. Elle veut taper fort et vite en provoquant la fin totale de l’activité le 19 juin.
La direction se justifie en expliquant que l’assemblage des moteurs ne faisait pas partie des activités du site et que cette activité n’est arrivée à Vesoul que par « opportunité », suite à la fermeture du site de Hérimoncourt en 2020. À l’époque elle expliquait que l’accord de compétitivité, qui mettait fin aux 35 heures, intitulé « Assurons l’avenir de Vesoul », allait protéger le site contre les externalisations. Et aujourd’hui l’opération annoncée se ferait en solidarité pour sauver l’usine de Poissy ? Qui peut encore la croire ?
Les syndicats, qui ont la faveur de la direction et qui ont signé l’accord sur la fin des 35 heures, étaient au courant avant les élections, mais se sont bien gardés d’en parler. Le 13 avril, dès l’annonce d’une réunion extraordinaire du CSE pour « redéploiement de l’activité moteurs » prévue le 16, la CGT a appelé à des réunions contre la menace de suppressions d’emplois.
Aujourd’hui, la direction dit vouloir reclasser les 60 travailleurs en CDI sur le site s’ils le désirent, avec une seule proposition de poste ! Quand on voit que les couturières ne sont pas toutes replacées, ça promet. Quant aux intérimaires, ils n’ont guère d’illusions sur les promesses de la direction de les accompagner pour trouver du travail. Il y a eu une centaine de licenciements d’intérimaires ces dernières semaines, et cela continue.
De la part de la direction, prétendre que son premier souci est le maintien de l’emploi est une mauvaise plaisanterie. De plus le nombre d’emplois dédiés à Poissy serait de 120, pour une disparition de 190 emplois à Vesoul. L’exemple de la fermeture de l’usine de Douvrin qui fabriquait des moteurs pour surcharger celle de Trémery rappelle comment raisonne le groupe Stellantis.
L’idée que tous les travailleurs subissent les conséquences des décisions du groupe, quels que soient le site ou l’atelier, commence à circuler. Après le choc de l’annonce, ressentie comme une véritable catastrophe à Vesoul, la CGT appelait à la grève le 23 avril et à des réunions.