Transports urbains – Clermont-Ferrand : une grève victorieuse 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Dans les entreprises

Transports urbains – Clermont-Ferrand : une grève victorieuse

Le 1er septembre, la majorité du millier de travailleurs des Transports en commun clermontois (T2C) s’est mis en grève. Ils dénoncent les risques de dégradation de leurs conditions de travail et les menaces sur l’emploi, conséquences d’une baisse de cinq millions d’euros du budget.

Malgré les dénégations de la direction, réduire le budget, actuellement de 96 millions d’euros, impactera inévitablement les travailleurs ; 70 % de ce budget sert à payer les salaires.

Malgré la grève d’avertissement du 1er juillet, qui avait mobilisé 40 % de travailleurs, la direction n’a pas daigné répondre aux inquiétudes durant l’été.

Ce 1er septembre, ce sont donc 70 % des conducteurs et 80 % des employés des services techniques qui ont cessé le travail. À l’assemblée générale, les 300 présents étaient contents de se retrouver. Devant le mutisme du Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) qui gère la T2C, la grève a été reconduite à l’unanimité.

Depuis, environ 200 salariés se réunissent chaque jour. Les discussions vont bon train sur les acquis sociaux et les emplois menacés, notamment par le risque d’externalisation de deux services.

Les travaux de réorganisation du réseau de transport durant plus de deux ans, avec des conditions de travail dégradées, pèsent encore. La seule reconnaissance venue des directions et de la métropole fut un « merci »… et 0 % d’augmentation salariale.

Si le taux de grévistes a diminué en fin de semaine, il est remonté lundi 7 septembre à 55 % chez les conducteurs et 75 % dans les services techniques. L’assemblée générale a réuni près de 400 travailleurs, dont, fait nouveau, quelques chefs. L’intersyndicale organise des manifestations devant le SMTC ou le blocage des deux dépôts comme lundi 7 au matin.

De son côté, J. Bony, le maire Les Républicains de Clermont-Ferrand et premier vice-président du SMTC, reprend le sempiternel refrain des usagers pris en otage. Comme si les choix de s’attaquer au service public et de dégrader les conditions de travail des salariés étaient justifiables.

Mercredi matin, la direction a finalement reculé : le budget est rétabli ! Les grévistes ont voté la reprise. Mais comme le disait un travailleur : « S’ils ne tiennent pas parole, on sait comment faire ! »

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