Vesoul : non à l’expulsion de Nisrine 26/08/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/08/P9-1_Le_15_ao%C3%BBt_devant_la_pr%C3%A9fecture_de_Vesoul_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C125%2C800%2C575_crop_detail.jpg 2026-08-26

Leur société

Vesoul : non à l’expulsion de Nisrine

L’expulsion programmée de Nisrine Driouich, compagne d’un travailleur de Stellantis, a suscité des réactions à Vesoul.

Illustration - non à l’expulsion de Nisrine

Venus du Maroc, Nisrine, son mari et leurs enfants vivent en France depuis 2021. Son mari travaille, mais Nisrine a vu toutes ses demandes de régularisation rejetées. En 2025, alors qu’elle était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire, Nisrine avait engagé un recours pour contester son expulsion.

En plein été, mardi 9 août, la préfecture de Haute-Saône a tenté d’accélérer son renvoi et, du commissariat où elle était allée pointer comme chaque semaine, elle a été conduite directement au centre de rétention administrative de Metz. Malgré sa libération, ordonnée le 14 août par le juge des libertés, la menace d’expulsion était maintenue, et il était même prévu de la mettre dans un avion le dimanche 23 août.

Séparer Nisrine de sa famille, laisser les enfants sans personne pour les garder pendant que leur père est au travail ne préoccupe évidemment pas les services de l’État !

Dans les quartiers populaires de Vesoul, l’indignation était palpable. À l’usine Stellantis, des ouvriers étaient révoltés que l’État s’en prenne ainsi à la compagne de leur camarade de travail et à sa famille. Par ailleurs, une pétition a recueilli plus de 2 000 signatures en trois jours.

Bien que cela se soit produit en pleine période de vacances, il y a eu des réactions. Lors d’un rassemblement à la préfecture, le 15 août, 150 manifestants scandaient : « Contre toutes les expulsions, contre l’Europe des barbelés », « Régularisations de tous les sans-papiers ». Très émue, Nisrine y a pris la parole, déclarant : « Je préfère mourir que de quitter mes enfants. »

Quatre jours plus tard, la préfecture de la Haute-Saône a annoncé suspendre l’exécution de la mesure d’éloignement, en attendant la décision de la cour administrative d’appel. Le lendemain, jeudi 20 août, les soutiens de la famille se sont retrouvés devant le commissariat de Vesoul pour partager café et gâteaux avec elle.

Pour cette mère de famille et ceux qui l’ont soutenue, c’est un répit et un premier succès de la mobilisation que cette menace d’expulsion a suscitée.

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