Les feux de l’été semblent immaîtrisables, comme si notre société était au bout de ses moyens face à une nature déchaînée. Mais c’est faux. Si les pompiers manquent de crédits, si la flotte de Canadair est vétuste et ridiculement faible, c’est parce que l’État n’a pas jugé nécessaire d’y mettre les moyens. Pourtant, en Gironde, à quelques dizaines de kilomètres des flammes, il y a des usines Dassault où trois avions de chasse Rafale sortent chaque mois des lignes de production. N’aurait-il pas fallu imposer à Dassault de mettre en place une ligne pour des Canadair ? Mais cela ne lui rapporterait pas assez de bénéfices !
L’impuissance face à ces feux est le fruit d’une société capitaliste incontrôlable et destructrice car elle est guidée avant tout par la recherche du profit maximum et immédiat pour la grande bourgeoisie.