SNCF - Ateliers de Châtillon (Hauts-de-Seine) : La direction recule face aux « jockeys » 18/03/2010 2010 Brèves /static/common/img/contenu-min.jpg 2010-03-18

Brève

SNCF - Ateliers de Châtillon (Hauts-de-Seine)

La direction recule face aux « jockeys »

Aux ateliers TGV de Châtillon où sont entretenus les TGV Atlantique, l'augmentation des cadences de travail et les pressions de la hiérarchie se sont accentuées ces dernières années.

Pour les « jockeys », qui assurent le déplacement des rames TGV, c'en était trop. Le 3 février, 40 d'entre eux, sur un effectif de 73, se sont réunis et ont réclamé l'arrêt des pratiques de flicage et de harcèlement.

Le 16 février, 45 jockeys interpellaient la direction en réclamant 14 embauches, l'arrêt du harcèlement, des mutations pour tous les volontaires, en particulier vers la traction, le maintien des repos supplémentaires et des compensations financières pour le surcroît de travail.

La direction espérait qu'en faisant traîner les choses en longueur, la détermination faiblirait. Ce fut l'inverse. La grève reconductible fut votée à partir du 9 mars.

Au sixième jour de la grève, la direction se rendit à l'assemblée pour annoncer de nouvelles embauches, des requalifications de postes, un allègement de la charge.

Lundi 8 mars, il était clair qu'une extension du mouvement ne se produirait pas dans l'immédiat, la suspension fut décidée. Au-delà de la satisfaction d'avoir fait reculer la direction sur quatre embauches et sur l'arrêt du harcèlement, il y a la fierté pour les grévistes de s'être fait respecter et même craindre.

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