17 octobre : ce ne doit être qu’un début ! 14/10/2026 2026 Journal /medias/journalarticle/images/2026/10/P12_A_Paris_en_septembre_2025_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C42%2C800%2C492_crop_detail.jpg 2026-10-14

Dans les entreprises

17 octobre

ce ne doit être qu’un début !

À quelques jours de l’échéance, la date du 17 octobre est apparue parmi les classes populaires et la jeunesse mobilisée comme un point de ralliement pour exprimer leur colère devant la dégradation de moins en moins supportable de leurs conditions d’existence.

Illustration - ce ne doit être qu’un début !

Lancés il y a plus d’un mois sur les réseaux sociaux, relayés par des collectifs d’anciens gilets jaunes, les appels ont pris des formes variées selon les villes et les régions : manifestations classiques, rassemblements sur des ronds-points ou devant des dépôts pétroliers et parfois des appels à la grève, notamment dans le commerce.

Une pétition en ligne appelle à manifester contre la hausse des prix, contre la précarité et la pauvreté, pour de meilleures conditions de travail, pour le pouvoir d’achat et même contre la violence policière. De nombreux syndicats locaux ont relayé l’appel. Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT, déclarait cinq jours avant l’échéance « La montée du 17 octobre montre l’ampleur de la colère et donc, partout où les conditions seront réunies, la CGT en sera », sans préciser comment sa confédération comptait s’impliquer.

Il faut que le maximum de travailleurs se saisissent de cette journée pour affirmer qu’ils n’acceptent plus de subir. Au-delà de la flambée des prix, qui plonge des millions de familles dans la gêne, le monde du travail subit une offensive de la classe capitaliste et du gouvernement. Une mobilisation massive le 17 octobre permettrait de préparer la suite. Et pour que celle-ci ne débouche par sur une impasse, comme le mouvement des gilets jaunes, il faut savoir pour quels objectifs et contre qui on se bat, mais aussi comment s’organiser. Face à la hausse des prix, tous les dirigeants politiques réclament la baisse des taxes et dénoncent l’État qui s’en mettrait plein les poches. Mais c’est une fausse bonne idée. Si l’État baisse les taxes, il ne compensera pas le manque de recette en prenant sur les dizaines de milliards versés au patronat mais en réduisant encore le budget des hôpitaux, celui des lycées ou des universités.

Ceux qu’il faut faire payer, ce sont les capitalistes, en commençant par les plus gros. La seule façon d’augmenter notre pouvoir d’achat, c’est d’imposer l’augmentation des salaires et des pensions et leur indexation. La force des travailleurs n’est ni sur les ronds-points ni devant l’Élysée ou Matignon, elle est dans les entreprises où ils fabriquent les profits. Pour être efficace, la mobilisation doit être dirigée contre le grand patronat, car ce sont les capitalistes qui fixent les prix, qui bloquent nos salaires, qui suppriment les emplois et ferment les usines.

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