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- Lutte ouvrière n°3036
- Renault-Flins, Stellantis-Poissy : l’union fait la force
Dans les entreprises
Renault-Flins, Stellantis-Poissy
l’union fait la force
L’usine Renault de Flins et celle de Stellantis à Poissy comptent chacune encore aujourd’hui environ de 2 000 travailleurs. Mais toutes deux sont menacées de fermeture.

À Flins, Renault ne produit déjà plus de voitures et à Poissy, Stellantis arrêtera d’en produire fin 2028, peut-être même avant.
Depuis déjà quelque temps, des militants syndicaux de Stellantis à Poissy projetaient d’aller à la rencontre des travailleurs de Renault à Flins. En effet, l’annonce récente de l’abandon du projet d’une nouvelle cataphorèse à Flins semble signer à terme la fermeture de l’usine.
Avec la fermeture des deux sites, des milliers d’emplois directs et indirects seraient supprimés. Des travailleurs et leur famille pourraient se retrouver sans salaire et avec un avenir encore plus bouché pour les jeunes et pour les moins jeunes qui ne trouvent déjà pas de travail dans la région.
À Poissy comme à Flins, les travailleurs ont besoin de garanties pour leur avenir. À Poissy, les revendications établies en assemblée générale sont simples : que chacun, quels que soient son âge et sa situation personnelle, ait une solution après la fermeture de l’usine. Il faut une préretraite digne, un travail dans le groupe ou ailleurs. Cela implique que des formations, des reclassements corrects et une prime supra-légale, à la hauteur des années passées à trimer pour des salaires bien trop bas, soient prévus.
Les mêmes discussions ont lieu parmi les travailleurs et les militants à Renault Flins.
Mardi 6 octobre, avant de se rendre à la manifestation lycéenne à Paris, un groupe de 25 militants syndicaux de Poissy s’est rendu à Flins. Ensemble, avec des militants de Renault, ils ont distribué un tract aux autres travailleurs. Les discussions ont été nombreuses. Beaucoup sentant bien que face aux attaques patronales, il faut s’unir. Effectivement, à Stellantis comme à Renault, les travailleurs ont les mêmes intérêts à défendre, et en priorité leur droit à l’existence. Cette prise de contact très positive en appelle bien d’autres.