Rentrée scolaire : toujours pas le compte 09/09/2026 2026 Journal /medias/journalnumero/images/2026/09/une_3032-c.jpg.445x577_q85_box-0%2C7%2C1265%2C1644_crop_detail.jpg 2026-09-09

Leur société

Rentrée scolaire

toujours pas le compte

Loin des discours satisfaits du ministre de l’Éducation nationale, la rentrée scolaire est une nouvelle fois marquée par le sous- effectif.

Dans 69 % des établissements scolaires, il manque des AESH, les accompagnants d’élèves en situation de handicap, des psychologues scolaires, des surveillants, des enseignants, ou des infirmières… On peut mesurer ce que valent les prétendues préoccupations du gouvernement sur la santé des jeunes, alors que chaque infirmière s’occupe de milliers de jeunes et que les médecins sont devenus une espèce rare. La « priorité nationale » sur la santé mentale est une vaste blague. Dans les CMP, centres médico-psychologiques, consacrés à l’accueil des enfants et des adolescents, il faut souvent attendre plus de trois mois avant d’obtenir un rendez-vous, parfois plus dans certaines régions. Reste le cadre scolaire pour repérer et s’occuper des problèmes, grands et petits, des enfants et des adolescents, mais les adultes ne sont absolument pas assez nombreux pour les entourer correctement.

Quant au handicap, c’est le même problème : 17 % des établissements n’ont pas tous les AESH dont ils ont besoin – le chiffre monte même à 30 % dans l’académie de Grenoble –, et 16 % n’ont pas le nombre de psychologues nécessaires. Non seulement les enfants qui ont droit à un accompagnement spécialisé n’en bénéficient pas toujours, mais il ne peut être question de repérer à l’école les handicaps, sans parler de la maltraitance ou des violences.

Le ministre Édouard Geffray avait déclaré la veille de la rentrée avoir pallié le manque d’enseignants en réformant les concours. Mais, au 4 septembre, selon le SNES-FSU, syndicat majoritaire dans l’enseignement secondaire (collèges et lycées), il manquait au moins un professeur dans plus de la moitié des établissements.

Mardi 8 septembre, le classement PISA, qui compare les niveaux scolaires des élèves dans le monde, confirmait le mauvais classement de la France : la compréhension de l’écrit des élèves a baissé de 18 points entre 2022 et 2025. Le ministre Édouard Geffray a parlé à ce sujet d’une « alerte collective », mais il ne faut pas être premier de la classe pour se rendre compte de l’entourloupe ! C’est bien le choix de son gouvernement et des précédents de faire l’impasse sur les moyens nécessaires à l’éducation et à l’épanouissement des enfants. Ils sont responsables de cet immense gâchis.

Partager