Airbus – Marignane  : des débrayages remarqués24/06/20262026Journal/medias/journalarticle/images/2026/06/P13-2_manifestation_%C3%A0_lint%C3%A9rieur_du_site_Airbus_Marignane_C_LO.jpg.420x236_q85_box-0%2C0%2C800%2C450_crop_detail.jpg2026-06-24

Dans les entreprises

Airbus – Marignane  : des débrayages remarqués

Après l’annonce d’une prime de participation divisée par deux, des débrayages ont eu lieu dans la plupart des usines du groupe Airbus. À Marignane, le mécontentement s’est exprimé à plusieurs reprises à partir du 5 juin, par des débrayages et des rassemblements.

Illustration - des débrayages remarqués

Les raisons d’être en colère sont nombreuses. Cette année, la direction a attaqué simultanément toutes les catégories de salariés, ouvriers, non-cadres, cadres.

En même temps qu’elle décidait une ridicule augmentation générale de salaire de 30 euros brut, elle a divisé par deux la prime de participation, alors que tous s’attendaient à ce qu’elle soit plus élevée que l’an dernier, vu les profits records de 5,2 milliards annoncés.

La direction veut aussi réduire à une seule journée hebdomadaire le nombre de jours de télétravail des « cols blancs ».

Et le PDG en a encore rajouté en adressant aux 165 000 salariés du groupe un courrier méprisant dans lequel il avertit qu’il faut cesser d’être malade, et où il fait un lien entre absentéisme et télétravail, suscitant nombre de commentaires écœurés sur le réseau interne du groupe, et cela dans toutes les langues.

Sur le site de Marignane, alors que certaines pauses se prolongeaient pour discuter de tout ce qui ne passait pas, deux débrayages ont eu lieu, soutenus par la CGT et réunissant près d’une centaine de travailleurs, syndiqués et non syndiqués, les vendredi 5 et lundi 8 juin.

Cela a contribué à pousser l’ensemble des syndicats, dont FO, d’habitude acharné à défendre le « dialogue social », à appeler à deux nouveaux débrayages d’une heure par équipe le mardi 16 juin. Pas mécontents de l’occasion de se retrouver plus nombreux, certains ont parlé de la poursuite du mouvement, avec ou sans tract, dans leur atelier, et même pendant le rassemblement. L’idée d’aller au-delà de l’heure voulue par FO faisait son chemin.

Cette journée a été un succès, regroupant près de 2 000 grévistes. Un défilé a eu lieu dans l’usine le matin et reprenait, grâce à la sono de la CGT, des slogans comme « 300 € sinon pas d’hélico ». Toutes les catégories étaient présentes, des ateliers de production aux cadres et ingénieurs des bureaux.

Se retrouver en nombre et pouvoir échanger avec les autres secteurs a fait du bien à tous. C’est dans de tels moments qu’on se renforce et qu’on prépare l’avenir !

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