Des écoles en surchauffe24/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3021-c.jpg.445x577_q85_box-3%2C0%2C1276%2C1650_crop_detail.jpg2026-06-24

Leur société

Des écoles en surchauffe

Le 22 juin, près de 850 établissements scolaires ont fermé, les salles de classe étant devenues des fours, et 1 800 étaient en aménagement d’horaires.

Ainsi, face aux conséquences des températures élevées, la solution proposée par le gouvernement est de fermer les écoles, et de renvoyer les enfants chez eux ; aux parents de se débrouiller.

Les enfants des classes populaires sont ainsi renvoyés dans leurs logements surchauffés, où ils ne souffriront donc pas moins de la chaleur. La fermeture des écoles a de multiples conséquences néfastes : moins d’écoles, c’est plus de difficultés pour les parents qui n’ont pas de solutions de garde. Mais une école fermée, c’est aussi l’impossibilité d’avoir accès à la cantine, alors que pour de plus en plus d’enfants de familles populaires, c’est le seul vrai repas de la journée.

Aucun plan de construction d’écoles, qui ne soient pas des bouilloires, n’a été mis en œuvre parce que ce n’est pas une priorité. C’est évidemment le problème essentiel. Mais quand le thermomètre passe la barre des 35 degrés, voire davantage, quelles initiatives viennent d’en haut ? Le gouvernement décide-t-il l’achat de ventilateurs en nombre, d’installer en urgence des stores (ce qu’ont fait des particuliers), de réquisitionner pour l’occasion des locaux climatisés, de mobiliser du personnel ? Rien de tout cela n’a même été envisagé. Les initiatives, nombreuses, sont venues d’en bas, des maires, du personnel des communes, des voisins et parents, des enseignants, directrices et directeurs d’écoles, comme d’habitude pourrait-on dire.

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