ISM Interprétariat : une mobilisation contre le recul social24/06/20262026Journal/medias/journalnumero/images/2026/06/une_3021-c.jpg.445x577_q85_box-3%2C0%2C1276%2C1650_crop_detail.jpg2026-06-24

Dans les entreprises

ISM Interprétariat : une mobilisation contre le recul social

ISM est une association qui assure des missions d’interprétariat dans les établissements publics de santé, différents services sociaux et administrations, afin de permettre aux personnes non francophones d’accéder à leurs droits fondamentaux.

Cette association emploie plus de 500 salariés sur l’ensemble du territoire, dont 135 au siège à Paris. Elle fait aussi appel à un nombre équivalent d’autoentrepreneurs, plus précaires. Comme dans bien des associations, les administrateurs, éloignés du terrain, laissent à la direction une large autonomie, et les salariés n’ont pas plus de contrôle sur les décisions qui les concernent que dans une entreprise privée.

Mercredi 10 juin, une quarantaine de salariés d’ISM, interprètes et employés du siège, ont répondu à l’appel à la grève lancé par la CGT et se sont rassemblés devant le siège de l’association à Paris. Ils voulaient d’abord dénoncer le gel des salaires, qui dure depuis trois ans, alors que l’écrasante majorité des interprètes perçoit à peine 1 500 euros par mois, voire moins que le smic car les plus bas salaires n’ont pas été revalorisés. Mais ils entendaient aussi contester la dégradation des conditions de travail. Depuis deux ans, les effectifs ont diminué et l’amplitude horaire des interprètes en déplacement est passée progressivement de 8 h 30-16 h 30 à 8 h-20 h. Une centaine d’interprètes salariés sont également placés en APLD-Rebond, c’est-à-dire en chômage partiel subi, avec les pertes de revenus et les inquiétudes que cela entraîne.

Les pancartes et les prises de parole au mégaphone ont attiré des passants du quartier, avec qui les grévistes ont pu échanger sur les problèmes de salaire et de travail. Cette mobilisation a été ressentie comme une réussite, d’autant qu’elle s’est déroulée dans un climat de pression, alors que des grévistes ont déjà subi des mesures de rétorsion après de précédents mouvements. Tous ont envie de remettre ça et d’en convaincre d’autres pour être plus nombreux la prochaine fois !

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